Deuxième édition du Festival
28 septembre au 4 octobre 2005
Cinéma Le Latina
20 rue du Temple 75004 Paris
VOUS POURREZ TROUVER DES RENSEIGNEMENTS ADDITIONNELS DU FESTIVAL DANS:
http://www.embcolfrancia.com/2french/3emba...ocumentaire.htm
BILLETERIE:
http://www.embcolfrancia.com/2french/3emba...BILLETTERIE.htm
PROGRAMMATION:
http://www.embcolfrancia.com/2french/3emba...ogrammation.pdf
CONTACTES:
http://www.embcolfrancia.com/2french/3emba...l/CONTACTES.htm
DEBATS
Dans le cadre de la deuxième édition du festival "100% COLOMBIE DOCUMENTAIRE", nous avons privilégié des espaces de discussion autour des problématiques qui touchent le coeur de la réalisation et production documentaire aujourd'hui.
Nous vous invitons à venir participer aux débats en présence des réalisateurs colombiens et français, des professionnels de l’audiovisuel, des professeurs.
VENDREDI 30 SEPTEMBRE ET MARDI 4 OCTOBRE
DE 10H À 12H
AU CINÉMA LE LATINA, 20 RUE DU TEMPLE 75004 PARIS
ENTRÉE LIBRE
1. VENDREDI 30 SEPTEMBRE: "PREMIERS REGARDS"
« Les films révèlent moins la réalité qu’une façon de la regarder, de la comprendre »
Le documentaire se développe de plus en plus en Colombie.
Il a toujours été lié au conflit qui ensanglante le pays et a bien souvent été employé comme outil de dénonciation.
- Est-il important et pertinent de tenir compte du conflit lors de l’enseignement du documentaire?
- Qu’en est-il dans les divers centres de formations qui existent en Colombie?
- Existe-t-il une différence entre l’enseignement dispensé dans le public et dans le privé?
- Qu’est-ce qui est essentiel et important à transmettre lorsque l’on enseigne le documentaire ?
- Est-ce si différent quand il s’agit de transmettre dans un pays en guerre?
- Comment s’élabore le travail de mémoire ?
- Quel est l'échange possible entre la France et la Colombie dans le cadre des formations ou de l'enseignement ?
Table ronde animée par Marino Valencia
Intervenants :
- Marie-Pierre Müller, Cinéma du réel
- Claude Baiblé, professeur de la FEMIS et de Paris 8
- Gustavo Fernandez, professeur de la Universidad Nacional de Colombia
- Adriana Marulanda, élève de cinéma de Paris 8
2. MARDI 4 OCTOBRE: "FILMER DANS UN PAYS EN GUERRE"
Les questions que tout cinéaste se pose normalement chaque fois qu’il entreprend de faire un documentaire (Quoi filmer ? Comment ? Quelles précautions prendre ? Quelles sont les limites à ne pas dépasser ?) sont les mêmes lorsqu’on filme dans un pays en guerre.
Mais dans ce cas, le cinéaste est confronté à des écueils supplémentaires qui peuvent avoir des conséquences dramatiques : d’un côté, il court des risques physiques, de l’autre il doit faire face à des problèmes éthiques accrus :
le danger de « faire du spectacle » avec le malheur des autres, de susciter une émotion facile à bas prix.
la responsabilité vis-à-vis des personnes filmées qui peuvent subir des représailles.
le risque enfin, qui n’est pas le moindre, d’être manipulé par tel ou tel acteur du conflit.
Comment, dans ses conditions, filmer la guerre ? Comment vaincre l'anesthésie d’un public trop habitué à la surenchère d'images d’horreur sans dépasser les bornes ? Il s'agit dans ce débat de questionner la responsabilité du cinéaste dans un pays en guerre et de se demander en outre en quoi cette pratique est, pour lui, un acte de cinéma qui l’engage en tant que cinéaste.
« Mourir pour des idées ? D’accord, mais de mort lente … » ironisait Georges Brassens dans une chanson célèbre. « Filmer la guerre ? D’accord, mais pour quelles idées…
Table ronde animée par Catalina Villar
Intervenants :
- Marta Rodriguez, antropologue et réalisatrice colombienne. Invitée spéciale pour la rétrospective
- Colbert Garcia, réalisateur colombien
- Nicolas Joxe, réalisateur franco-colombien et Yves Junqua, journaliste
- Bruno Muel, réalisateur et chef opérateur