Colombiana
lundi 08 mai 2006 à 09:31
Le Nobel Oscar Arias, de retour à la présidence du Costa Rica
Bron: Belga
8/5/2006 9:51
SAN JOSE 08/05 (BELGA/AG) = Oscar Arias, prix Nobel de la paix en 1987 pour son travail de négociateur dans les conflits armés en Amérique centrale, prêtait serment lundi comme président du Costa Rica, pays qu'il a déjà gouverné de 1986 à 1990. M. Arias, 65 ans, élu président de la république à la suite de l'élection organisée en février, se présente comme "un social-démocrate moderne" et compte d'ici 20 ans faire du Costa Rica le premier pays développé d'Amérique latine. Sa priorité à court terme sera de faire adopter au Congrès l'Accord de libre-échange avec les Etats-Unis déjà signé par le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua et la République dominicaine. Le Costa Rica a pris du retard en raison d'une forte opposition interne et de blocages politiques au sein du Congrès. Le Costa Rica, ilot de stabilité et pays le plus prospère d'Amérique centrale, veut se maintenir comme la locomotive économique d'une région gouvernée par des proches de Washington et qui a tourné la page des guerres civiles meurtrières. (GFR)
Colombiana
mardi 09 mai 2006 à 08:33
Le prix Nobel Oscar Arias retrouve la présidence du Costa Rica

Le prix Nobel de la paix 1987, Oscar Arias, a prêté serment lundi comme président du Costa Rica, pour un mandat de quatre ans. M. Arias, 65 ans, revient au pouvoir seize ans après son premier mandat à la tête du pays, de 1986 à 1990, avec l'ambition de réduire les inégalités sociales et de faire adopter un accord de libre-échange avec Washington.
Priorités
Le prix Nobel a été élu le 5 février avec un avantage de 1% sur son concurrent principal du parti de l'Action citoyenne, Oton Solis, un économiste de centre-gauche, dans le scrutin le plus disputé de l'histoire du pays. M. Arias se présente comme "un social-démocrate moderne" et compte faire du Costa Rica, d'ici 20 ans, le premier pays développé d'Amérique latine. Sa priorité à court terme sera de faire adopter par le parlement l'Accord de libre-échange avec les Etats-Unis, déjà signé par le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua et la République dominicaine.
Prospérité
Il devra faire face à un mouvement social hostile à ce traité de libre-échange et à l'ouverture à la concurrence du secteur de l'énergie, des télécommunications et des assurances, qui sont actuellement des monopoles de l'Etat. Pour former une majorité au parlement, M. Arias a prévu de s'allier au Mouvement libertaire (ML, droite). Le Costa Rica, îlot de stabilité et pays le plus prospère d'Amérique centrale, veut continuer à jouer un rôle de locomotive économique d'une région gouvernée par des proches de Washington et qui a tourné la page des guerres civiles meurtrières.
Pas d'armée
M. Arias est à la tête du Parti libération nationale (PLN), de tradition social-démocrate, qui a pris un virage à droite à la fin des années 1990. Au cours de la campagne électorale, il a promis de consacrer à l'éducation 8% du PIB (6% précédemment) et d'améliorer les infrastructures routières et portuaires. Après avoir quitté son fauteuil présidentiel en 1990, il s'est retiré de la scène politique pour se consacrer à la Fondation Arias pour la paix, qui encourage le désarmement, comme au Costa Rica, un des rares pays qui ne compte pas d'armée. M. Arias a joué un rôle déterminant dans les négociations pour mettre fin aux guerres civiles qui ensanglantaient l'Amérique centrale dans les années 1980.