Un grave conflit est en train de se dérouler entre l'Equateur, le Venezuela et la Colombie, cette dernière étant accusé par ses voisins d'avoir violé l'espace territorial de l'Equateur lors de l'attaque commando qui a coîuté la vie à Raul Reyes, numéros 2 des FARC, et 16 guerrilleros.
Dans un communiqué émis par les FARC, les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, Raul Reyes cherchait à concrétiser une réunion avec le président français Nicolas Sarkozy pour parler du problème de la détention de la franco-colombienne Ingrid Betancourt. L'objectif de cette entrevue était purement humanitaire puisqu'il s'agissait de libérer une otage qui souffrirait de problèmes de santé.
Le successeur de Raul Reyes sera Milton de Jesús Toncel, appelé Joaquin Gomez, un des militaires les plus combatifs des FARC.
Entre temps la situation s'agrave d'heure en heure entre la Colombie et ses voisisn, Uribe accusant les FARC de vouloir préparer une bombe nucléaire avec les 50 kilos d'uranium que le groupe révolutionnaire aurait acheté.
De son côté, le président équatorien Rafael Correa tente d'obtenir le soutien des pays latino-américain en se rendant au Pérou por rencontrer Alan Garcia et au Brésil pour s'entretenir avec le président Lula. Il se rendra également à Caracas, à Panama et à Saint-Domingue.
L'Equateur a officiellement rompu ses liens diplomatiques avec la Colombie et le Venezuela a expulsé l'ambassadeur de Colombie avant d'envoyer plus de 14 000 soldats à la frontière avec ce pays. Le président Venezuelien Higo Chavez a déclaré par ailleurs qu'une incursion des troupes colombiennes sur le territoire du Venezuela serait considérée comme une déclaration de guerre.
Le président équatorien Rafael Correa estime que la situation est très grave et qu'elle pourrait provoquer un nouveau "Moyen-Orient" en Amérique Latine.
Le conseil permanent de l'OEA, l'Organisation des Etats Américains, doit se réunir dans les heures qui viennent pour débattre de la situation.
Monsieur Correa attend de cette réunion entre les différents pays du continent américain une position commune qui condamnerait l'action de la Colombie qui a reçu le soutien des Etats-Unis dans sa "lutte contre le terrorisme".
Beaucoup craignent aujourd'hui une manipulation du président colombien par les Etats-Unis pour reprendre la main sur le continent latino-américain en y semant le désordre.