Sécurité
Activité volcanique :
- l'activité du volcan Guagua Pichincha (très proche de Quito - en alerte jaune depuis octobre 1998) est, depuis le mois de mai 2001, très faible, bien qu'il reste en phase éruptive. Les visites sur le bord du cratère sont possibles mais il demeure prudent de ne pas y descendre.
- en revanche, le volcan Tungurahua (près de Banos - en alerte jaune depuis septembre 2000) connaît une reprise d'activité depuis la mi-décembre. En raison du risque important, et fréquent, de coulées de boue, l'ascension au sommet du volcan reste interdite. Par ailleurs, il est dangereux, pour les mêmes raisons, de stationner dans les points bas, à proximité des rivières prenant leurs sources sur les hauteurs du volcan.
Les voyageurs doivent s'informer de l'évolution de la situation avant leur départ soit auprès du Ministère des affaires étrangères en consultant le présent site, soit auprès de leurs agences de voyage. En cas d'éruption, ils doivent s'attendre à des modifications de leur programme ou de leurs itinéraires.
Conditions sanitaires :
Par ailleurs, une épidémie de paludisme et de dengue s'est déclarée en Equateur, au point que l'état d'urgence sanitaire a été proclamé le 14 mars dans 15 provinces, principalement, mais non exclusivement, dans la région côtière. Il est donc vivement recommandé aux voyageurs de se prémunir contre les piqûres de moustiques (qui sont, dans les deux cas, les vecteurs de la maladie) et de prendre, éventuellement, des médicaments préventifs contre la malaria.
Conditions de sécurité :
On note une recrudescence des vols à la tire ainsi que des agressions à main armée organisées contre les touristes sur les sites les plus courus du pays. Il est donc plus que jamais nécessaire de faire preuve de la plus grande prudence. Circuler avec peu d'argent et une copie de son passeport, et ne pas résister en cas d'agression.
Les conditions de circulation demeurent difficiles dans les provinces côtières et plus particulièrement dans celle de Bahia de Caraquez.
Il est recommandé :
d'éviter de circuler la nuit;
de redoubler de prudence au volant, la signalisation étant pratiquement inexistante
de surveiller ses bagages dans les transports en commun et les aéroports;
d'être prudent lors de rencontres dans les bars, les discothèques et les lieux publics;
d'éviter de circuler seul;
d'éviter le camping sauvage.
A Quito, les quartiers nord sont relativement sûrs, toutefois, les agressions nocturnes ne sont pas rares dans le quartier « Mariscal ». Redoubler d'attention dans les quartiers sud, en particulier dans le « Quito historique » (présence de nombreux pickpockets opérant très habilement à l'aide de rasoirs).
A Guayaquil, risque d'agressions élevé même de jour et dans les rues fréquentées. Eviter le Parc du Centenaire et limiter ses déplacements au boulevard bordant le fleuve et aux rues commerçantes du centre ville.
A Esmeraldas, riche en plages et dotée d'une infrastructure hôtelière convenable, sécurité toute relative (agressions assez fréquentes sur le bord de mer). Il en va de même pour les visites en bateau de la forêt de palétuviers ("manglares"). Il est arrivé, bien qu'assez rarement, que les touristes soient attaqués par des pirates pour être dévalisés.
On note une augmentation des agressions contre les touristes dans la région du Lac de Mojanda (province d'Imbabura). Ce site est donc à déconseiller.
Dans les autres villes touristiques, parmi lesquelles Cuenca, qui se distingue par son architecture coloniale, les conditions de sécurité sont globalement bonnes.
Avant d'entreprendre une croisière ou une promenade en bateau dans les îles Galapagos, les touristes sont invités à obtenir de leur tour opérateur ou de leur agence de voyages une confirmation écrite certifiant que le navire utilisé répond bien aux normes de la Marine équatorienne en matière de sécurité.
Les voyageurs de plaisance qui souhaitent faire escale dans les ports équatoriens, et tout particulièrement ceux des îles Galapagos, doivent obtenir au préalable les autorisations nécessaires leur ouvrant un droit de mouillage, auprès de la capitainerie du port (cf. rubrique "Formalités d'entrée et de séjour").
De nombreux touristes souhaitent, à l'issue de leur séjour en Equateur, se rendre en Colombie. Tout voyage dans ce pays est, d'une manière générale, déconseillé sauf raison professionnelle impérative. Il est particulièrement à proscrire de s'y rendre par la route, quel que soit le moyen de transport terrestre envisagé (voiture particulière, autobus, moto), en raison des très grands risques encourus par les voyageurs dès le franchissement de la frontière colombienne (attaques à main armée et enlèvements, liés à la présence diffuse des guérilleros des FARC et de l'ELN). Les trajets en bateau aboutissant au port de Buenaventura sont également déconseillés, la route entre cette ville et Cali étant particulièrement dangereuse.
Par ailleurs, les zones frontalières de la Colombie et du Pérou, en particulier les provinces amazoniennes du Sucumbios (où se trouve la réserve naturelle de Cuyabeno) et d'Orellana, doivent être considérées comme dangereuse. Deux prises d'otages dans cette région (11 septembre 1999, dans le Sucumbios, et 12 octobre 2000, dans la province d'Orellana), doivent inciter les touristes à la plus grande prudence, même si les cibles privilégiées des ravisseurs restent, à ce jour, les techniciens étrangers travaillant dans les champs pétrolifères.
Dans les zones rurales éloignées, il convient de faire preuve d'une certaine prudence lorsqu'il s'agit de photographier des adultes ou des enfants autochtones, parfois méfiants. Il est conseillé de s'assurer de leur accord préalable. On peut s'attendre, dans certains cas, à une modeste demande d'argent en retour. Il convient également d'éviter les groupes d'autochtones manifestement sous l'emprise de l'alcool, en particulier les fins de semaine.
En cas de vol ou de perte d'objets ou de documents personnels :
Faire, dans les plus brefs délais, une déclaration auprès du Bureau de Police le plus proche;
Pendant les heures de service, se rendre à l'Ambassade de France, section consulaire pour l'établissement d'un nouveau titre de voyage si nécessaire. Edificio Kingman. 2e étage.Avenue Diego de Almagro N°1550 y la Pradera. Tél. : (593)2.569.883/543.110/543.101 - En dehors des heures de service et le week end : Tél. : (593)2.560.789/562.270/562.347.
Numéros utiles
Ambassade de France (593) 2.560.789/562.270/562.347/529.114.
Poste d'expansion économique (593) 2.226.906.
Agences consulaires :
A Guayaquil, M. Thierry Souet (assistante, Mme Lopez).Tél. : (593)04.392.048 et 04.294.334. Télécopie : (593)04.228.67.57.
A Esmeraldas, M. J.B. Gamin.Tél. : (593)06.721.030. Télécopie : (593)06.725.390.
A Cuenca, Mme Sophie Roy Laporte. Tél. : (593)07.825.298. Télécopie : (593)07.816.098.
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l'étranger (sur le site de la Maison des Français de l'étranger).
Formalités
Passeport en cours de validité. Le visa n'est pas nécessaire pour un séjour touristique égal ou inférieur à 90 jours.
Réglementation en vigueur pour l'accès des bateaux étrangers non commerciaux au parc national des Galapagos :
1 - Les bateaux étrangers non commerciaux en transit, avec moins de 10 personnes à bord, pourront visiter tous les ports habités du parc national pendant un maximum de 20 jours non prolongeables. Pour effectuer une visite sur les lieux touristiques, les intéressés pourront laisser leur embarcation dans le port choisi et utiliser les services d'un canot local. Dans ce cas, le tarif unique à payer au parc national consiste en un droit d'entrée de 100 USD par personne de 12 ans et plus, et de 50 USD pour les moins de 12 ans qui se trouvent à bord.
2 - Dans le cas où les intéressés désirent visiter des lieux touristiques situés dans une zone du parc national des Galapagos avec leur propre embarcation, ils devront obtenir, avec un préavis minimum de 60 jours, un permis d'entrée dans les eaux territoriales, à travers les organismes appropriés (Chancellerie, qui peut être relayée par une ambassade de l'Equateur, Marine et Ministère de la Défense). A leur arrivée dans les îles, ils devront en avertir la capitainerie du port et acquitter les droits applicables. Ils devront remplir en même temps diverses formalités auprès de la police de l'immigration. Enfin, ils devront se rapprocher des bureaux du parc national pour obtenir l'autorisation d'accès (conditionnée par le paiement d'un droit d'entrée de 200 USD par personne à bord et, pour chaque jour, d'un droit de visite de 100 USD par personne). Toutes les embarcations qui désirent visiter les zones du parc dans ces conditions devront adopter un itinéraire respectant le plan de charge des sites de visite. Elles devront utiliser, par ailleurs, les services d'un guide naturaliste agréé.
3 - Toutes les embarcations qui entrent aux Galapagos doivent se soumettre à des inspections de quarantaine et présenter des certificats de fumigation du dernier port visité.
4 - Le changement d'équipage d'origine n'est pas permis, sauf cas de force majeure.
Les coordonnées du parc national des Galapagos sont les suivantes :
Parque nacional Galapagos
Puerto Ayora - Isla Santa Cruz
Galapagos - Equateur
Tél : 00.5935.526.189/526.511
Fax : 00.5935.526.190
mail : png@ga.pro.ec
Pour de plus amples informations, prendre contact auprès de l'attaché de l'ambassade à Paris. Adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l'étranger).
Transports
Transport routier
Etat des routes moyen. Circulation difficile pendant la saison des pluies. Accidents de la route fréquents.
Approvisionnement en carburants correct, mais les voitures de location sont souvent peu fiables.
En cas d'accident (l'assurance du véhicule n'étant pas obligatoire), les procédures de négociations sont longues et difficiles et contraignent de faire appel à un avocat, afin de réduire les frais, voire le temps de détention, en général inévitable, lors de dommages corporels. Mêmes désagréments possibles lors d'accidents avec des voitures de location.
On peut utiliser de nombreux autobus, peu coûteux, ou des taxis à des prix abordables (à négocier à l'avance, s'il n'y a pas de compteur).
Réseau ferroviaire
Peu de lignes, manque de confort et voyages très longs.
Transport aérien
D'un prix abordable, le transport aérien est préférable à tout autre. La compagnie « Tame » assure les liaisons avec les principales villes de l'Equateur.
Santé
Il est recommandé à nos ressortissants d'être vigilants lors de leurs déplacements (cas de choléra, de leptospirose, de paludisme, de leishmaniose, de dengue (ictero-hémorragique), et réapparition de la peste dans la province du Guayas).
Bien qu'aucune vaccination ne soit obligatoire, on doit considérer comme indispensables : fièvre jaune, tétanos, poliomyélite.
Recommandées : Diphtérie, Hépatites A et B. Il existe de nombreux foyers de rage. L'approvisionnement en vaccin antirabique n'est pas toujours régulier.
Le paludisme est endémique au-dessous de 1 500 mètres dans les provinces d'El Oro, Esmeraldas, Guayas, Manabi, Los Rios, Morona, Santiago, Napo, Pastaza, Sucumbios et Zamora Chinchipe. Traitement préventif conseillé : Mefloquine.
Quito, les Galapagos et le centre du pays ne sont pas concernés par le paludisme. Quito et Guayaquil disposent d'une infrastructure hospitalière d'un bon niveau mais coûteuse. Des examens approfondis et des interventions urgentes peuvent y être pratiqués.
Dans la Sierra, l'altitude impose un rythme de vie plus lent. Cette région peut être déconseillée aux personnes atteintes d'une maladie cardiaque ou respiratoire. Les malaises dus à l'altitude durent généralement de 15 jours à un mois.
Il est conseillé :
de ne pas consommer l'eau du robinet. Dans les restaurants, éviter les glaçons, les crudités, voire les fruits de mer.
de se protéger du soleil.
de prendre les mesures adéquates contre les M.S.T. dont le Sida, qui peut être transmis au cours de transfusions sanguines.
Il est recommandé de consulter le médecin traitant avant le départ et de contracter une assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire.
Numéros utiles
A QUITO :
Hôpital Metropolitano, Avenue Mariana de Jesus y Occidental (593) 2-431.520/ 439.030/465.020.
Hôpital Vozandes, Villalengua 267 y Avenue 10 de Agosto (593) 2-252.142.
A GUAYAQUIL :
Hôpital « Clinica Kennedy », Avenue San Jorge Ciudadela Nueva Kennedy (593) 04-286.963.
Médecins agréés par l'Ambassade de France :
(en cas de problème de quelque nature que ce soit avec l'un de ces médecins, l'ambassade ne pourra en aucun cas être tenue responsable).
A QUITO :
Dr Martin Domsky, médecine générale - Complejo medico La Salud, Républica 784 y Eloy Alfaro - tél : (593-2).553206, portable : 09440611
Dr René Vargas Penaherrera, chirurgie générale et vasculaire - Centro medico metropolitano, av. Mariana de Jesus y calle B (OF210) - tél : (593-2).463361 - 463362 - 463363 - poste 258 - portable : 09556212 - télécopie : (593-2).449772
A GUAYAQUIL :
Dr Antonio Matamoros, Clinica Kennedy, Avenue San Jorge 615, 2e étage face au Policentro (593-4).391.687
Dra Viginia Miranda de Moscoso, dermatologue - Miraflores, calle 2, N°305 y central - tél : (593-4).204304 - 205038 - portable : 09772258
Pour de plus amples renseignements, consulter, par l'intermédiaire d'un médecin, le Comité d'Informations Médicales (CIMED) du Ministère des Affaires étrangères, Maison des Français de l'Etranger, 34, rue La Pérouse, 75775 Paris Cedex 16 tél. 01.43.17.70.90 ou le site de l'Institut Pasteur de Lille
Recommandations complémentaires
Une loi du 17 septembre 1990 établit la hiérarchie des sanctions pour tous les délits relatifs aux stupéfiants: consommation, détention ou trafic ainsi que plantation, fabrication, offre et transport. En outre, elle n'établit aucune différence entre drogues dites douces et dures.
1/ La détention de stupéfiants pour une consommation personnelle et immédiate est punissable d'un mois à deux ans de prison si la quantité saisie est minime (le minimum n'étant toutefois pas défini par le législateur), à condition que l'usage pour consommation personnelle puisse être clairement prouvé. Le juge peut suspendre l'application de la peine et soumettre le consommateur à des mesures curatives.
2/ L'offre, sous quelque forme que ce soit, est punissable d'une peine de réclusion ordinaire * de 8 à 12 ans et d'une amende de 40 à 6 000 fois le salaire minimum.
3/ La détention illégale, le transport et le trafic sont punissables d'une peine de réclusion extraordinaire * de 12 à 16 ans et d'une amende de 60 à 8 000 fois le salaire minimum.
La mise en détention préventive est immédiate et le temps d'incarcération avant le jugement est souvent très long.
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