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La tombe d’Atahualpa retrouvée

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Selon une historienne membre d’une équipe de chercheurs on aurait retrouvait la tombe du dernier empereur Inca dans une région située à 70 km au sud de Quitos, en Équateur.

Dans la région de Los Sigchos, un lieu difficile d’accès pourrait abriter la tombe d’Atahualpa. C’est ce que tente de démontrer l’historienne équatorienne Tamara Estupiñán, convaincue d’avoir résolu l’énigme du sanctuaire du dernier empereur Inca.

Pour cette chercheuse appartenant à l’Institut Français des Études Andines (IFEA) il n’y a aucun doute : ce tas de pierres découvert près de la rivière sur le territoire de Malqui Machay est la dernière demeure d’Atahualpa.

Machay en quechua veut dire grotte, et les ruines de Machay se trouvent dans la région de Malqui dont le nom signifie corps ou momie de l’Inca. Ainsi, Malqui Machay serait « le lieu où est enterré l’Inca », a expliqué l’archéologue.

Son hypothèse s’est vue renforcée à la suite de la découverte d’un monument de style impérial tardif et d’un chemin qui conduit vers plusieurs édifices rectangulaires construits avec des pierres taillées et polies autour d’une place trapézoïdale.

En entrant dans la citadelle par un chemin pentu qui part du río Machay on peut voir ce qui aurait été le trône du roi (capac), ainsi qu’une petite canalisation formant une cascade ressemblante au Bain de l’Inca de Cajamarca au Pérou.

Atahualpa fut le dernier empereur du Tahuantinsuyo, l’empire des quatre provinces qui comprenait des territoires allant de la Colombie au Chili en incluant la Bolivie, l’Argentine et le Pérou bien sûr.

Après avoir été capturé par les conquistadors espagnols en novembre 1532, Atahualpa fut exécuté en juillet 1533 sur ordre de Francisco Pizarro.

Le « malqui », le corps de l’Inca, fut remis à l’homme le plus fidèle de l’empereur, le Général Inca Rumiñahui qui l’emmena à Sigchos selon la théorie de Tamara Estupiñán. Cette région était en effet la base arrière des Incas qui y résistèrent face aux espagnols durant 5 mois.

Ironie de l’histoire, terrain sur lequel ont été découvertes ces ruines appartient à un éleveur de coqs de combat et, selon la légende, un coq se serait mis à chanter à la mort d’Atahualpa.

Les autorités équatoriennes semblent être convaincues par la thèse de Tamara Estupiñán sur la découverte de la tombe du dernier empereur Inca, et elles ont décidé de classer les lieux en tant que zone protégée pour éviter les possibles pillages.

Le Directeur de l’IFEA, Georges Lommé, soutient la théorie de sa collègue en rappelant que ce territoire faisait partie du domaine personnel de l’empereur Atahualpa.

Malqui Machay ne serait qu’une partie d’un complexe bien plus vaste formé aussi par la lagune de Quilotoa et la zone de Pujilí dans la province de Cotopaxi. Tout ce domaine était la propriété de l’empereur Inca comme les rois de France possédaient également un domaine privé.

Selon Fernando Mejía, Archéologue de l’Institut du Patrimoine Culturel (INPC), les incas avaient l’habitude de momifier leur leader et de le conserver dans un lieu sacré où ils pouvaient continuer à le vénérer. Fernando Mejía pense donc possible que Malqui Machay puisse être le lieu sacré où fut conservée la momie d’Atahualpa durant un certain temps.

« C’est une découverte importante pour l’Histoire de l’archéologie de l’Équateur et de la région » a déclaré María Fernanda Espinosa à la presse, Ministre du Patrimoine.

L’archéologue américaine Tamara Brau, de l’Université Wayne State au Michigan, participe également aux fouilles de Sigchos et elle est également convaincue que ce lieu abrite la tombe du dernier empereur Inca.

Quant au propriétaire des lieux, Francisco Moncayo, il reste très sceptique malgré l’enthousiasme général. « Tamara dit que Mlaqui est la momie de l’Inca et que Machay est un lieu de repos. Mais on n’a jamais vu la momie d’Atahualpa. Elle peut être ici… ou non ».

Le Malqui (le corps momifié de l’Inca) est mentionné dans des documents datant de la fin du 16ème siècle et se trouve dans une vallée du littoral qui abrite d’autres ruines identifiées par Estupiñán et Bray en 2004.

Toutes ces trouvailles ont suscité un grand intérêt au sein de la communauté scientifique internationale et l’INPC a décidé de financer de nouvelles fouilles cette année pour percer définitivement le secret de Malqui Machay.

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Article rédigé le 23 Fév, 2012




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