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Eduardo Galeano (Uruguay)



Eduardo Galeano

Eduardo Galeano : Biographie


Fils d'Eduardo Hughes Roosen et de Licia Esther Galeano Muñoz, Eduardo Hughes Galeano est né le 3 septembre 1940 à Montevideo, en Uruguay, dans une famille très aisée et catholique.

A quatorze ans il entre dans le monde magique du journalisme, publiant des dessins qu'il signe du pseudonyme Gius. Il vend sa première caricature politique au journal du Parti Socialiste "El Sol". Puis enfin il signe quelques articles de presse du nom de Galeano.

Eduardo Galeano a fait de nombreux petits boulots : coursier, dessinateur, en passant par manutentionnaire dans une usine d'insecticides, caissier, etc... etc...

C'est en 1960 qu'il commence réellement sa carrière de journaliste avec un poste de rédacteur de "Marcha", un hebdomadaire influant qui a eu comme collaborateurs des écrivains connus comme Mario Vargas Llosa ou Mario Benedetti.

En 1959, Eduardo Galeano épouse Silvia Brando avec qui il aura une fille, Verónica Hughes Brando, mais le couple divorcera en 1962. Puis il épousera Graciela Berro Rovira avec qui il aura deux enfants, Florencia et Claudio Hughes Berro. Mais ce second mariage se terminera encore par un divorce.

Au cours du Coup d'Etat du 27 juin 1973, Galeano est emprisonné et doit quitter l'Uruguay pour aller vivre en Argentine où il fonde le magazine culturel "Crisis".

En 1976 il se marie avec Helena Villagra, celle qui sera sa muse et qui le conseillera pour la plupart de ses ouvrages. Eduardo Galeano écrira plus tard au sujet de son épouse "Helena m'humilie tous les matins, au moment de déjeuner, me racontant ses rêves prodigieux". Elle entre dans la nuit comme on entre au cinéma, et chaque nuit un nouveau rêve l'attend. Pendant qu'elle raconte, je bois mon café en silence. Il vaut mieux que je me taise".

Mais la dictature semble suivre les pas de l'auteur et cette année là, le 24 mars 1976, un Coup d'Etat sanglant va faire trembler l'Argentine, plaçant le général Jorge Rafael Videla à la tête du pays. Eduardo Galeano se trouve alors sur la liste des escadrons de la mort et décide donc de s'envoler pour l'Espagne.
C'est en Espagne qu'il écrira une de ses plus belles oeuvres en trois tomes "Mémoires du Feu".

En 1985, Eduardo Galeano peut enfin revenir vers son pays d'origine et s'installe à Montevideo. Avec Mario Benedetti, Hugo Alfaro et d'autres journalistes qui s'étaient embarqués dans l'aventure de la revue "Marcha", il fonde un nouvel hebdomadaire intitulé "Brecha".

Les années qui suivent, Eduardo Galeano continue d'écrire tout en s'engageant politiquement, notamment contre la loi promulguée en 1986 pour empêcher le jugement des militaires impliqués dans les crimes commis pendant la dictature militaire en Uruguay, de 1973 à 1985.
En 2004, Eduardo Galeano soutiendra la candidature de Tabaré Vásquez aux élections présidentielles, candidat du Front Large qui réunit le Centre et les partis de Gauche.

En 2006, Eduardo Galeano rejoint un groupe d'intellectuels comme Gabriel García Márquez, Mario Benedetti ou Ernesto Sabato, en faveur de la souveraineté de Porto Rico, demandant l'indépendance des Etats-Unis.

L'année suivante, en 2007, Galeano est opéré d'un cancer du poumon. En 2008, il salue la victoire de Barack Obama aux éléctions présidentielles tout en déclarant : "La Maison Blanche sera bientôt la maison d'Obama, mais cette Maison Banche a été construite par des esclaves noirs. J'aimerais, et j'espère, qu'il ne l'oubliera jamais".

Quand le président du Venezuela, Hugo Chavez, offre un exemplaire du livre d'Eduardo Galeano "Les veines ouvertes de l'Amérique Latine" à Obama pendant le sommet des Amériques, l'auteur souhaite clarifier son point de vue : "Non seulement les Etats-Unis, mais aussi certains pays européens ont semé des dictatures un peu partout dans le monde. Et ils se croient capables de nous apprendre ce qu'est la démocratie".

Eduardo est surtout un journaliste qui nous fait part de sa vision du monde avec sa sensibilité de militant de gauche. Mais c'est aussi un passionné de football et de la vie en générale, à l'écoute du monde qui l'entoure et qui est capable de nous le raconter avec beaucoup de talent.

Ses principales oeuvres sont : "Guatemala, pays occupé" (1967), "Les veines ouvertes de l'Amérique Latine" (1971), "Notre chanson" (La canción de nosotros 1975), "Jours et nuits d'amour et de guerre" (Días y noches de amor y de guerra 1978), la trilogie "Memoria del fuego" (1986), qui fait de lui un auteur majeur de la littérature latino-américaine, "El libro de los abrazos" (1989), "Las palabras andantes" (1993), "El fútbol a sol y sombra" (1995), "Las aventuras de los jóvenes dioses" (1998).


Bibliographie d'Eduardo Galeano

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