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Carlos Fuentes (Mexique)



Carlos Fuentes

Carlos Fuentes : Biographie


Fils d'un diplomate, Rafael Fuentes Boettinger, et de Berta, Carlos Fuentes est né à Panamá le 11 novembre 1928. Il a passé son enfance en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Europe, fréquentant les établissements scolaires de Montevideo, Rio de Janeiro, Washington, Santiago du Chili, Quito et Buenos Aires, selon les postes occupés par son père.

En 1944 à Buenos Aires, Carlos Fuentes refuse d'assister aux cours de l'école secondaire en raison du soutien du Gouvernement argentin à l'Allemagne Nazi. Il en profite pour découvrir les oeuvres de Borges et le tango.

Chaque été, il revient à Mexico pour suivre les cours à l'école afin de ne pas perdre le contact avec sa langue maternelle et apprendre l'hitoire de son pays, le Mexique.

C'est à l'Université de Mexico qu'il fait ses études et obtient un diplôme de Droit. Puis il poursuit ses études à l'Institut des hautes études de Genève (1950-1952) où il obitent un diplôme en Economie.

A l'âge de 26 ans, Carlos Fuentes écrit son premier livre "Los días enmascarados" (1954), une collection de courts récits qui est très bien accueillie par la critique. Dans cette oeuvre, il montre son intérêt pour l'identité mexicaine.
Il fonde diverses revues, dont la Revue mexicaine de littérature (1955) avec Octavio Paz, puis les éditions Siglo XXI (1965).

En 1958, Carlos Fuentes publie son deuxième livre, "La región más transparente", une "dénonciation artistique contre les révolutionnaires bourgeois qui ont le pouvoir entre leurs mains", selon le critique littéraire Emmanuel Carballo.
Cette même année il se marie avec Rita Macedo, une actrice mexicaine qui a joué dans les film "Nazarín" et "El ángel exterminador" de Luis Buñuel.

Carlos Fuentes passe beaucoup de temps à écrire et occupe des fonctions officielles pour le Mexique : membre de la délégation mexicaine auprès de l'Organisation internationale du travail, chargé de la presse auprès du ministère des Affaires étrangères... Rita a du mal à supporter le rythme de vie de Carlos et en 1969 ils décident de divorcer.

Un an plus tard, Carlos est affecté par la mort de son père. Mais il fait la connaissance de la journaliste Silvia Lemus avec laquelle il va se marier en 1972. De cette union naîtra Carlos, alors que le couple se trouve à Paris, et Natasha en 1974 alors qu'ils se trouvent à Washington.
Cette même année, Carlos Fuentes est nommé ambassadeur du Mexique à Paris, poste qu'il occupera jusqu'en 1977 mais auquel il devra renoncer suite à son désaccord avec le président José López Portillo. Son orientation politique est en effet très marquée à gauche - il a été membre du parti communiste - et cela le dessert pour cette carrière diplomatique.

La famille déménage alors aux Etats-Unis et Carlos Fuentes est Professeur dans différentes universités de ce pays jusqu'en 1982, puis il enseigne à Cambridge, au Royaume-Uni.

En 1999 Carlos Fuentes Lemus, le fils de l'écrivain, se trouve à l'hôtel Camino Real de Puerto Vallarta avec sa fiancée Yvette quand il est atteint par un infarctus pulmonaire qui lui sera fatal.
Le 24 août 2005 c'est au tour de sa fille, Natasha, de trouver la mort. Son corps sans vie est retrouvé près du Centre Historique de Mexico.

Malgré les coups durs de la vie, Carlos Fuentes n'a pas perdu son énergie et en 2008 il publie "La voluntad y la fortuna", tandis que Silvia se charge de diffuser l'œuvre de son fils.
Carlos Fuentes tente d'exorciser se fantômes en publiant d'autres livres comme "En esto creo" et "Todas las familias felices".

Politiquement, Carlos Fuentes poursuit son combat quand en 2010 il recommande aux latinos de ne pas voyager en Arizona, un Etat raciste selon l'écrivain.
L'année suivante, en 2011, il exprime son opinion sur le candidat du PRI à la présidence de la République du Mexique, déclarant qu'Enrique Peña Nieto "est un homme très ignorant, et la situation actuelle exige un homme qui sache certaines choses, qui possède une vision du monde, qui puisse discuter avec le président des Etats-Unis Barack Obama, la chancelière allemande ou le président français. Mais cet homme n'est pas capable de le faire. Ce monsieur n'a pas lu mes œuvres et il a le droit de ne pas les lire. Mais ce qu'il n'a pas le droit c'est de vouloir être président du Mexique en s'appuyant sur l'ignorance".

Quelques mois plus tard, le 15 mai 2012, Carlos Fuentes s'éteint à l'Hôpital Ángeles del Pedregal de Mexico, suite à un accident vasculaire cérébral.

L'œuvre de Carlos Fuentes


C'est en 1960 que la Critique Internationale s'intéresse à Carlos Fuentes et au mouvement de fiction latino-américaine. Si le style de Fuentes est moderne, son œuvre reste enracinée dans l'histoire du Mexique. Les premiers écrits publiés de Fuentes furent des nouvelles : le recueil "Jours de carnaval" (1954) témoignait déjà de son intérêt pour la recherche de nouvelles techniques narratives.
Quatre ans plus tard, en 1958, paraissait son premier roman, "La Plus Limpide Région", un réquisitoire contre la société mexicaine qui manifestait l'intérêt primordial de l'auteur pour l'histoire et l'identité nationales. Ce roman se caractérisait également par une structure narrative audacieuse, avec une temporalité non linéaire et des changements fréquents de points de vue.

D'autres romans suivirent, tels que "La Mort d'Artemio Cruz" (1962), qui fit connaître Fuentes au niveau international, "Le Chant des aveugles" (1964), "Peau neuve" (1967), "Terra Nostra" (1975), "La Tête de l'hydre" (1978) et "Le Vieux Gringo" (1985).
Le talent de Carlos Fuentes ne s'est pas exclusivement exprimé à travers des romans ou des nouvelles; il est également l'auteur de pièces de théâtre, telles que "Le borgne est roi" (1970), mais aussi de nombreux essais critiques, comme "La Maison à deux portes" (1971) ou "Cervantès ou la Critique de la lecture" (1976), et d'essais politiques ("Temps mexicain", 1972).


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