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La peur de l’avion

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Avoir peur en avion, est-ce bien raisonnable ?

Si l’avion est synonyme d’évasion pour la grande majorité des passagers il existe cependant une certaine quantité de voyageurs pour qui prendre l’avion est source d’angoisse.

Pour eux le cauchemar commence au moment où l’hôtesse appelle les passagers dans la salle d’embarquement. L’angoisse monte au fur et à mesure que s’approche l’heure fatidique de monter dans l’avion chez les passagers qui ont généralement passé une mauvaise nuit en imaginant leur prochain vol.

Puis ce qui pourrait passer pour une crainte légitime à l’idée de rester enfermé plusieurs heures dans un endroit confiné va se transformer en une peur incontrôlable une fois monté dans l’avion, assis sur son siège.

Vous cherchez alors votre ceinture de sécurité désespérément, vous trompant parfois avec celle de votre voisin à qui vous ne prêtez à peine attention, même si celui-ci parait détendu et souriant, prêt à devenir un partenaire de voyage rassurant pour ce vol qui vous terrorise.

Peur en avionMais le pire reste à venir, quand l’avion va s’ébranler pour s’avancer tranquillement vers la piste d’envol. La sueur perle sur votre front et vous avez envie de crier, de dégrafer votre ceinture et vous lever pour sortir de cette boîte de sardines en hurlant. C’est la panique !

A ce niveau du voyage cela reste encore gérable pour le personnel de bord, mais si cette panique intervient durant le vol, après que le passager ait encaisser l’immense stress du décollage, les conséquences peuvent être plus graves.

Mais sans arriver à ces extrémités, la plupart des passagers n’extériorisant pas outre mesure leur angoisse, la peur de l’avion est réellement une phobie handicapante pour celui la subit.

Et cette phobie ne touche pas que les voyageurs occasionnels, les touristes qui ne prennent l’avion qu’une fois par an voire moins, seulement pour aller en vacances vers une destination lointaine. C’est une phobie que l’on retrouve aussi chez ceux qui voyagent souvent pour affaires, et dans leur cas cette peur panique est vraiment handicapante.

Alors comment remédier à cette peur incontrôlable, éviter que ces angoisses ne viennent gâcher votre voyage ?

Pour cela il faut essayer de déterminer quelles sont les causes qui provoquent cette crainte du voyage en avion et, dans la plupart des cas, celles-ci sont multiples et compréhensibles. Rester plusieurs heures assis dans un espace confiné en ayant à l’esprit d’être totalement impuissant dans cet obus volant à plus de 900 km/h et à 10 000 mètres d’altitude, ce n’est pas une pensée qui peut rassurer les plus craintifs.

La principale raison qui entraine l’aérophobie c’est le manque de contrôle que peut ressentir le passager une fois assis dans l’avion. Si vous avez l’habitude de conduire, mettez-vous à la place du passager qui ne ferait pas confiance au véhicule, au chauffeur et aux éléments extérieurs. Le sentiment d’insécurité et d’impuissance se rapproche de celui que peut ressentir le passager d’un avion. Dans ce cas, il faut se persuader que le pilote a une solide expérience et qu’il tient à sa vie autant que les passagers qu’il transporte.

La deuxième raison évoquée par les personnes sujettes à angoisser dans un avion, c’est le fait de voyager dans un espace clos. Si vous avez déjà des appréhensions en prenant un ascenseur, il y a de fortes chances que cela se produise dans un avion. La claustrophobie provoque des sensations d’étouffement que certains arrivent à combattre en se raisonnant alors que d’autres nécessiteront l’appui d’un médecin pour en atténuer ses effets.

D’autres motifs de peur proviennent de mauvaises expériences lors d’un vol effectué dans le passé ou de récits faits par des proches ou d’autres personnes qui auraient vécu un mauvais moment pendant leur voyage en avion.

Parmi ces mauvaises expériences on peut citer les turbulences. Quand les avions passent dans des zones orageuses, ces géants des airs semblent se transformer en avion en papier tant ils sont ballotés. Mais rassurez-vous, le pilote connait très bien les limites de son appareil et contournera à coup sûr les zones les plus instables.

Les trous d’air sont aussi des facteurs d’insécurité et d’angoisses pour bon nombre de passagers, même les moins craintifs. Vous avez cette sensation désagréable de monter et retomber brusquement, un peu comme sur un dos d’âne, avec ce que vous avez dans l’estomac prêt à vouloir vous échapper. Difficilement évitables, ce sont de petites sensations très passagères inhérentes à ce mode de voyage.

D’autres motifs entrainant la peur de voyager en avion sont liés à l’actualité. Quand un accident d’avion survient, les médias s’emparent de cette catastrophe en la dépeignant de la manière la plus horrible possible.

Il faut avouer qu’un accident d’avion marque beaucoup plus les esprits qu’un accident de voiture en raison de la grande quantité de personnes transportées. Mais en analysant bien la situation, vous vous rendrez compte que la probabilité d’avoir un accident en avion est bien plus infime qu’en prenant votre voiture. Et pourtant, beaucoup se sentent plus rassurés, à tort, dans leur véhicule. Sans doute parce qu’ils sont aux commandes de leur voiture, mais cette raison n’est pas pour autant un gage de sécurité.

Si certains craignent également une défaillance technique de l’appareil dans lequel ils vont voler, il faut les convaincre que les avions sont contrôlés régulièrement et avec une grande méticulosité. Si vous laissez de côté quelques détails qui vous semblent peu important pour le bon fonctionnement de votre voiture, il n’en va pas de même pour les avions qui font l’objet d’une attention poussée à l’extrême.

Si on ajoute à cela l’expérience des pilotes soumis régulièrement à des situations extrêmes avec l’arrêt ou l’incendie d’un moteur de l’avion qu’il commande, l’atterrissage dans les pires conditions, vous vous rendrez compte que votre vie est entre les mains d’un expert qui saura veiller sur elle comme un ange gardien.

Ces dernières années est venue se greffée une autre crainte pour les voyageurs les plus timorés. S’il fallait trouver une raison de plus pour éviter de voyager, les récentes attaques terroristes sont un facteur de plus pour décourager certains voyageurs.

Cette crainte de l’attaque terroriste commence dès votre arrivée à l’aéroport. Sécurité renforcée avec parfois policiers et militaires armés, questionnaires poussés de certains agents de sécurité, notamment de ceux travaillant pour les compagnies aériennes américaines, passage sous les portiques de sécurité pour détecter armes ou explosifs, de nombreuses mesures qui confortent l’aérophobe dans son idée que quelque chose va se passer.

Mais ces mesures de sécurité devraient au contraire le rassurer, lui faire comprendre que rien n’est mis de côté pour que son voyage se déroule sans encombre.

Un autre motif qui pousse certains à détester le voyage en avion c’est le bruit des moteurs. C’est hélas un point difficilement remédiable, même si les avions les plus modernes sont beaucoup plus silencieux qu’auparavant.

Si le bruit vous est vraiment insupportable, vous pouvez toujours utiliser des boules quiès qui vous permettront de dormir dans un silence presque absolu, ou utiliser un baladeur pour écouter votre musique préférée qui vous isolera et vous fera oublier l’environnement.

L’usage de baladeurs est d’ailleurs conseillé à tous ceux qui souhaitent se détendre. Concentré par la musique et vos chanteurs préférés vous penserez moins aux problèmes qui pourraient survenir lors de votre vol.

Maintenant si vous craignez encore de prendre l’avion vous pouvez toujours vous rendre chez votre médecin qui vous prescrira des médicaments pour lutter contre l’anxiété. Mais il faudra surtout respecter les indications que votre médecin vous donnera pour la prise de ces médicaments qui ne sont pas à prendre à la légère.

Beaucoup de personnes pensent qu’il suffit de prendre un somnifère pour éviter toutes les craintes en s’endormant tranquillement dans l’avion. C’est une idée reçue totalement fausse ! Le somnifère ne fera effet qu’au bout d’un certain temps et vous laissera dans un état de somnolence assez souvent désagréable.

Il en va de même pour les alcools, le café, les cola et les boissons énergisantes qui risquent de développer chez les sujets aérophobes des réactions d’énervement et des crises d’angoisse incontrôlables.

Simulateur Boeing 747Si vous ne voyagez qu’occasionnellement le mieux est encore de trouver le moyen de se détendre le mieux possible en écoutant de la musique, lisant un roman passionnant, en discutant avec votre voisin, en imaginant le lieu de vos vacances, en vous persuadant que vous êtes dans le moyen de transport le plus sûr au monde.

Et si cela ne suffit pas à vous tranquilliser et que vous êtes à amené à voyager fréquemment, sachez qu’il existe des thérapies pour lutter contre cette phobie.

Mais ces thérapies peuvent être très coûteuses et ne doivent être suivies que si votre peur de l’avion vous conduirait à la panique totale durant le vol.

Thérapie avec un psychiatre qui vous aidera à retrouver le sens des réalités, hypnothérapie qui s’adressera directement à votre inconscient, et pour les cas les plus extrêmes des stages dans un simulateur avec des professionnels de l’aviation qui vous démontreront la sûreté des appareils.

Ces stages sont cependant surtout réservés aux professionnels devant prendre l’avion fréquemment en raison de leurs tarifs. Air France propose un stage d’une durée de 7 heures pour 560 € mais dans la plupart des cas une thérapie cognitive viendra en complément, thérapie qui peut atteindre plus de 1500 €.

Alors la meilleure thérapie ne serait-elle pas de vous laisser aller à rêver de vos destinations préférées, des mille merveilles que vous ne pourriez découvrir sans prendre ce magnifique moyen de transport qu’est l’avion.

Article rédigé le 27 Oct, 2008




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5 Réponses »

  1. Superbe article qui malheureusement m’a rappelé combien je crains l’avion. Mon angoisse commence a la réservation du billet sur internet, ou pire au moment ou j’envisage de prendre ce mode de transport.

    Je commence à m’apercevoir que ca m’empêche de partir  » loin  » et ca commence a me peser.
    Pourtant je n’ai jamais eu d’expériences « négatives » lors de mes 3 vols (hormis quelques turbulences ou trou d’air qui sont tout a fait normaux.)

    J’ai testé les médicaments qui ne m’ont pas spécialement calmés. J’envisage de boire assez d’alcool pour mon prochain voyage mais d’après l’article c’est déconseillé.

    Des séances chez un psychiatre sont remboursés ? ou tout sera de ma poche ?

    Parallèlement, je suis ébloui par ces géants des airs, je reste bouche bée (avec des frissons d’émerveillement ) tel un gosse a coté des pistes de décollages…..

    Bref si quelqu’un à un lien ou un conseil a me donner j’en serais ravi.

  2. Bonjour Fred,

    je crois que les séances chez un psychiatre ne peuvent être remboursées que dans certains cas, si on peut démontrer par exemple que les voyages en avion sont indispensables. Il ne faut donc pas espérer beaucoup de ce côté là.

    Dans tous les cas, que cela se passe sur le canapé d’un psychiatre ou d’une autre manière, vaincre sa peur de l’avion est un travail qu’il faut faire sur soi-même.

    Beaucoup de voyageurs penseront que cette peur est irrationnelle étant donné le peu de risque que présente ce mode de transport, qu’une personne logique et rationnelle se convaincra facilement qu’il est en parfaite sécurité dans un avion. Mais être rationnel ne suffit pas aux arachnophobes pour les convaincre que les araignées sont inoffensives ou aux claustrophobes qu’ils n’étoufferont pas dans un ascenseur.

    Quelle solution donc pour évacuer ce stress qui vous oppresse rien qu’à l’idée de prendre l’avion ? Les méthodes citées dans l’article sont en général efficaces mais coûteuses. Certains voyageurs en ont peut-être expérimenté d’autres et il serait très intéressant qu’ils nous fassent partager leur expérience.

    Cependant, si vous avez déjà eu trois expériences de vol sans problèmes et que votre comportement n’a jamais importuné votre voisin ou d’autres passagers de l’avion, si vous n’êtes pas asthmatique, sujet à la spasmophilie ou à l’hyperventilation, que votre cœur est résistant malgré une légère tachycardie au moment du décollage, que vous n’êtes pas du genre à paniquer en criant dans la cabine que l’avion va s’écraser… pourquoi alors ne pas affronter le taureau par les cornes en commençant par faire de petits voyages pour vous habituer petit à petit.

    Avec la multiplication des vols low cost vous trouverez facilement des billets d’avion pas chers pour commencer votre « traitement » contre la peur. Vous pouvez très bien décider de faire un voyage de moins d’une heure en avion et revenir par le train si vous pensez que deux vols en quelques jours c’est trop oppressant. Ensuite vous choisirez l’aller-retour pour des vols de courte durée, puis des voyages de deux, puis trois heures… jusqu’à ce que vous vous sentiez « capable » d’affronter des vols long courrier qui vous conduiront vers les destinations dont vous rêvez le plus.

    Gardez en tête que c’est la passion qui nous amène souvent à nous dépasser ou tout simplement à oublier nos peurs pour réaliser ce qui nous tient le plus à cœur.

  3. Bonjour Americas,

    Et bien effectivement lors de mon premier vol je n’ai pas eu de « symptômes » violents, mais lors de mes 2 derniers vols en low cost, j’ai remarquer que je transpirais énormément, au décollage et pendant quasiment tout le vol je sert la main de ma copine a lui en faire mal. Je respire également fort et beaucoup, je ne sais pas si c’est de l’hyperventilation mais bon.

    Ce qui est sur c’est que mon premier vol fut en long courrier ( le 13 septembre 2001 ….) j’avais alors 15 ans, et celui-ci malgré la taille de l’avion m’a beaucoup moins fait peur que les deux derniers vol en A-319 ( petit avion ) à l’age de 25-26 ans.

    Je dois partir en corse en septembre 2011 a l’heure actuel j’hésite entre le ferry et l’avion. La solution de faciliter me dirais de choisir le bateau mais je crois que je vais me faire violence et me forcer a prendre le moyen de transport le plus sur :-o)

  4. Bonjour à tous,
    Je voudrais réagir à l’article ainsi qu’à vos commentaires, car j’ai longtemps eu beaucoup de mal en avion moi aussi, et j’ai serré les dents pendant des années. Le problème est que je dois voyager pour voir ma famille et aussi parfois pour mon travail. Je prenais des anxiolitiques, mais lorsqu’on subit l’angoisse jusqu’à 1 mois à l’avance, cela ne suffit pas. J’ai été voir un psychiatre comme en parle Americas, mais il est presque impossible d’être suivi par un psychiatre : comme ce sont les mêmes psys à avoir le droit de prescrire des médicaments, ils sont occupés tout le temps, impossible de suivre une thérapie avec eux !
    Je me suis donc orienté vers des psychologues, qui sont eux remboursés par la mutuelle. J’ai été suivi par un psy du Centre de Traitement de la Peur de l’Avion dans lequel tout est organisé pour un suivi. Il y a à la fois des psys et des spécialistes de l’aviation, et ils ont accès à de nombreux équipements, et font des sorties aux aéroports. Je sais qu’ils accompagnent aussi des gens en vol mais je n’en avais pas besoin.
    Il y a donc bien des solutions efficaces et alternatives au stage Air France qui est HORS DE PRIX et loin d’être adaptée à toutes les personnes : il y avait dans mon stage des gens de Air France pour qui ça n’avait pas du tout marché. Bref, ne vous laissez pas attraper par le nom « Air France » qui est surtout une bonne raison de vous faire payer très cher un service « à la chaîne »… Le lien du Centre : http://peuravion.fr
    N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions
    Arnaud

  5. Moi je prend des somnifères pour les vols long courrier. Pas parce que j’ai peur de l’avion, au contraire j’adore voler, mais parce que ça fait passer le temps. Plutôt dormir que de rester 12 h à se tourner les pouces.