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Les lieux de pèlerinage en Argentine

Par • Catégorie: Coup de Coeur

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Habemus papam ! Et le nouveau pape est argentin, ce qui va certainement donner des idées de voyages vers l’Argentine à tous les croyants et les non-croyants du monde.

Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, est devenu le 266ème pape sous le nom de Francisco Primero pour les latinos, ou François Ier pour les Français.

C’est non seulement la première fois qu’un pape est originaire du continent américain, mais aussi la première fois qu’un jésuite occupe cette fonction. Quand on connait le rôle important des jésuites dans l’évangélisation de l’Amérique Latine, on comprendra tout de suite la signification de cette nomination.

Les Missions Jésuites d’Argentine vont sans doute être mises sous le feu des projecteurs suite à l’élection de ce nouveau pape d’origine argentine.

Elles sont d’ailleurs classées au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO depuis 1983 sous l’intitulé « Missions Jésuites des Guaranis ».

Missions Jésuites des Guaranis :

Dans la forêt tropicale, les ruines de cinq Missions Jésuites édifiées entre le 17ème et le 18ème siècle ont retenu l’attention de l’UNESCO, quatre en Argentine et une au Brésil.

Les missions argentines se situent à proximité de Posadas, la capitale de la province de Misiones, une région dur nord-est de l’Argentine. Ces Missions Jésuites se nomment : San Ignacio Mini, Santa Ana, Nuestra Señora de Loreto et Santa Maria la Mayor.

La cinquième Mission Jésuite classée par l’UNESCO se trouve au Brésil, dans l’État du Rio Grande do Sul, et se nomme São Miguel das Missões.

La plus ancienne de ces missions, San Ignacio Mini, a été fondée en 1611. C’est sans doute la plus visitée de toutes les Missions Jésuites grâce à au remarquable état de conservation de ses édifices.

Le but de ces « Missions », gérées par les membres de la Compagnie de Jésus, était de regrouper les indiens Guaranis pour les protéger des chasseurs d’esclaves et de les évangéliser.

A San Ignacio Mini, comme dans les autres Missions d’Argentine et du Brésil, on découvrira comment vivaient les indiens guaranis qui logeaient dans des maisons construites autour d’une vaste place centrale. On y verra les vestiges des églises, des écoles et de la résidence des pères Jésuites qui se chargeaient non seulement de l’évangélisation des indigènes, mais aussi de leur instruction intellectuelle et aux travaux agricoles.

En parcourant les ruines de San Ignacio Mini avant de se rendre aux Chutes d’Iguazu, on ne pourra pas s’empêcher de penser au célèbre film de Roland Joffé, Mission, film dans lequel Robert de Niro interprète le rôle d’un ancien chasseur d’esclaves reconverti en prêtre jésuite, défendant en vain les indiens guaranis et la mission que le pape de l’époque avait décidé de détruire.

Les Missions Jésuites des Guaranis ne sont pas les seules réductions d’Argentine. D’autres furent édifiées dans la Pampa (au sud de Buenos Aires), dans la province du Chaco (à l’ouest de la province de Misiones), dans la province de Corrientes (au sud de Misiones) et dans la province de Cordoba.

C’est d’ailleurs à Cordoba que se trouvaient les principaux bâtiments de l’ordre des Jésuites, des édifices qui ont également été classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 2000.

Dans ces cinq « estancias » on découvrira les vestiges de l’université, des églises, des collèges et des résidences des membres de la Compagnie de Jésus à Cordoba.

La Basilique de Notre Dame de Luján :

Située à 70 kilomètres au nord-ouest de Buenos Aires, Luján est connue pour sa basilique de style néo-gothique qui attire chaque année de nombreux visiteurs.

Bâtie en l’honneur de la Vierge de Luján, considérée comme la sainte patronne de l’Argentine, la basilique fait l’objet d’un pèlerinage qui ressemble un peu à celui de Saint-Jacques de Compostelle puisque les fidèles font le trajet à pied depuis Buenos Aires.

Construite à partir de 1889, les flèches de la basilique culminent à 106 mètres de hauteur, ce qui permet de l’apercevoir de très loin quand on chemine sur les routes de la pampa argentine.

A l’intérieur de cette basilique aussi impressionnante que les plus beaux édifices religieux européens, on y découvrira la Vierge de Luján, une statue de 38 centimètres de hauteur qui fait l’objet d’un culte rassemblant des millions de fidèles.

La basilique compte 15 cloches, toutes portant le nom d’un saint et proposant une note différente. La plus petite de ces cloches pèse 55 kg et la plus grosse baptisée du nom de « Jésus Salvador » atteint les 3400 kg.

Tous les ans, deux pèlerinages importants sont réalisés à Luján : le 8 mai et le 8 décembre.
Le 8 mai c’est la fête de Notre Dame de Luján et des milliers de fidèles se réunissent dans la basilique avant de porter la Vierge en procession dans les rues de la ville.
Le 8 décembre, c’est la célébration de l’Immaculée Conception, et l’une des manifestations les plus appréciées est le pèlerinage nautique durant lequel la Vierge réalise la procession en bateau.

Sanctuaire de San Cayetano :

Le Sanctuaire de San Cayetano se trouve dans le quartier de Liniers, à Buenos Aires. Il rend hommage à Gaétan de Thiene né en 1480 à Vicence et qui fut nommé Comte de Thiene par le Pape Jules II après avoir aidé à la réconciliation de l’Église avec la République de Venise.

Si les restes de Gaétan de Thiene retrouvent dans la basilique Saint Paul le Majeur de Naples, il fait l’objet d’un culte très important en Argentine.

Saint patron des travailleurs, San Cayetano est surtout fêté le 7 août à Buenos Aires, jour anniversaire de sa mort de 7 août 1547. Ce jour là, tous ceux qui sont à la recherche d’un emploi se réunissent à l’intérieur et à l’extérieur de l’église.

C’est en 1830 que la congrégation des Sœurs du Divin Sauveur s’installa à Liniers, faisant construire une petite chapelle dédiée à San Cayetano, puis un couvent et le Collège de San Cayetano.

Si la fête la plus importante se déroule le 7 août, tous les 7 de chaque mois des milliers de fidèles se réunissent au Sanctuaire de San Cayetano, mais également dans toutes les villes d’Argentine.

La Basilique de Notre Dame de Itatí :

Itatí est une ville de la province de Corrientes, au bord du Parana. C’est dans cette petite ville que fut construite à partir de 1938 la Basilique de Notre Dame de Itatí pour rendre hommage à la Vierge de Itatí.

Longue de 81 mètres pour 63 mètres de large, le dôme de la basilique est surplombé par une Vierge en cuivre qui domine la ville depuis une hauteur de 88 mètres.

Si la basilique actuelle peut accueillir 9000 fidèles, l’ancienne chapelle qui servait de sanctuaire a été conservé et abrite aujourd’hui un musée d’art religieux.

C’est derrière le grand autel de la basilique que l’on découvrira Notre Dame d’Itatí logée dans un petit oratoire décoré d’une fresque qui représente des indigènes vénérant la Vierge au bord du Parana.

Le culte à la Vierge de Itatí remonte à l’époque des Jésuites quand, selon la légende, le missionnaire Jésuite Luis de Bolaños et les indigènes qu’il avait converti furent sauvés d’une attaque grâce à l’intervention de la Vierge. Après leur passage une brèche se forma sur le Yaguarí, mettant la Mission de Itatí à l’abri des assaillants qui décidèrent de se retirer.

La vierge de Itatí est connue pours ses transfigurations dont la première aurait eu lieu lors de la Semaine Sainte de 1624 et aurait duré plusieurs jours. Selon Fray Luis de Gamarra, « il s’est produit un extraordinaire changement sur son visage, et elle était d’une beauté comme jamais auparavant ».

L’image de la Vierge de Itatí fut couronnée le 16 juillet 1900 par la volonté du Pape Léon XIII. Elle reçut le nom de Reine du Parana et Reine de l’Amour, et le 23 avril 1918 elle fut proclamée Sainte Patronne de Corrientes.

C’est le 9 juillet, jour célébrant l’indépendance de l’Argentine en 1816, que se déroule le plus grand pèlerinage au sanctuaire de Notre Dame de Itatí.

El Gauchito Gil :

Typiquement argentin, le Gauchito Gil fait l’objet d’un culte près de la ville de Mercedes, dans la province de Corrientes, et son sanctuaire reçoit la visite de milliers de pèlerins le 8 janvier.

Selon la légende, Antonio Gil était un Gaucho né en 1840 à Pay Ubre, un petit village situé à 8 kilomètres au nord-ouest de la ville de Mercedes. Il s’engagea pour combattre le Paraguay au cours de la Guerre de la Triple Alliance amis fut capturé et exécuté.

Avant d’être exécuté il recommanda à son bourreau dont le fils était gravement malade de prier en son nom pour sauver sa vie. Rentant chez lui, ce dernier pria au nom du Gauchito Gil et son fils fut miraculeusement guéri. Le bourreau décida alors de revenir sur les lieux de l’exécution pour offrir une sépulture à sa victime.

Un sanctuaire a ensuite été construit à l’endroit où se trouvait la tombe du Gauchito Gil, sanctuaire qui voit arriver de nombreux pèlerins toute au long de l’année mais surtout le 8 janvier de chaque année, jour anniversaire de son exécution le 8 janvier 1878.

Comme pour San Cayetano, le culte du Gauchito Gil est très répandu en Argentine et en vous promenant sur les routes du pays vous découvrirez de nombreux petits sanctuaires signalés par des drapeaux rouges, des sanctuaires où les gens s’arrêtent pour prier en espérant un miracle.

D’autres cultes catholiques réunissent de nombreux fidèles en Argentine comme celui dédié à la Vierge du Rosaire de San Nicolás de los Arroyos, près de Buenos Aires, ou celui de la Vierge du Carmel de Cuyo, près de Mendoza.

On retiendra aussi celui de la Vierge de Salta, a Tres Cerritos, ou le culte consacré à Saint Martin de Tours, Saint Patron de Buenos Aires depuis le 20 octobre 1580 et dont la fête est célébrée le 11 novembre de chaque année.

C’est dans la Cathédrale Métropolitaine de Buenos Aires que Saint Martin de Tours est vénéré, là où se trouve le mausolée du Général San Martin, un des grands Libérateurs de l’Amérique Latine.

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Article rédigé le 14 Mar, 2013




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