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Psychose dans les aéroports

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Après la tentative d’attentat déjouée dans un avion de la Nortwest Airlines qui volait de Amsterdam à Detroit le 25 décembre 2009, les mesures de sécurité prises dans les aéroports nous font revenir 8 ans en arrière, quand la psychose s’emparait des passagers et des autorités aéroportuaires après les attentats des tours jumelles du World Trade Center à New York.

Contrôle systématique et minutieux des bagages à main, fouille au corps avec palpation pour découvrir d’éventuels explosifs cachés sur les passagers, interrogatoires par le personnel de sécurité pour savoir ce que vous transportez dans votre valise, à quel moment vous l’avez préparée et si vous avez commis l’erreur impardonnable de l’avoir quittée des yeux quelques minutes… le passager d’un avion est devenu en quelques jours un dangereux terroriste potentiel.

Vous aviez réservé votre billet d’avion plusieurs semaines ou plusieurs mois dans le but de vous détendre sur les plages des Antilles, découvrir New York et les États-Unis, partir à l’aventure au Pérou ou en Argentine, et au moment de concrétiser vos rêves en vous rendant à l’aéroport vous vous retrouvez dans la peau d’un suspect qui pourrait attenter à la vie des autres.

Pendant ce temps, les temps d’enregistrement aux comptoirs des compagnies aériennes s’allongent, vous obligeant parfois à rester debout pendant 2 ou 3 heures. Les vols sont retardés tant que l’on a pas eu confirmation que tel ou tel passager pouvait embarquer sans risque.

Monsieur Dupont ou Monsieur Durand se retrouvent alors sur une liste de passagers que les différents services de sécurité examinent avec attention, comparent avec leurs fichiers comportant les noms de tous ceux qui pourraient représenter un danger.

Dans les aéroports les moyens en hommes sont renforcés pour débusquer les kamikazes éventuels qui seraient prêts à sacrifier leur vie pour la cause de tel ou tel groupuscule terroriste.

les imprudents qui laisseraient une valise sans surveillance pourraient très bien arriver à Oslo en plein hiver sans la doudoune bien chaude qui s’y trouvait puisque les agents de sécurité ne tarderont pas à la faire détruire, neutraliser dans leur jargon, pour ne prendre aucun risque.

La psychose est telle que les informations sont diffusées dans la presse sans même vérifier s’il y avait bien danger. Un paquet suspect détruit à l’aéroport de Milan, neutralisé comme ils disent, avec un canaon à haute pression. L’information révèle qu’il s’agissait d’un paquet de 20cm sur 10 entouré de ruban adhésif et surmonté d’une antenne. Mais l’information ne précise pas ce qu’il y avait réellement dans ce paquet. La peur règne et tout se passe comme si on devait l’entretenir.

Dans cette ambiance de psychose on finira bien par faire accepter aux passagers l’usage du Scanner Corporel qui avait été testé à l’aéroport de Nice et que même les députés européens avaient fait interdire car l’agent de sécurité pouvait les voir dans le plus simple appareil.

Pourquoi ne pas encore aller plus loin et faire passer les passagers par une salle où ils devraient se déshabiller complètement avant d’atteindre la salle d’embarquement. Les vols naturistes pourraient être les voyages en avion les plus sûrs à l’avenir.

Avec cette psychose, on finira bien par imposer de nouvelles taxes sur les billets d’avion, des taxes qui seront supposées renforcer les mesures de sécurité.

Il n’a suffit que d’une petite tentative d’attentat pour remettre en question tout ce qui aurait pu rendre les voyages en avion plus agréables.

On va sans doute remettre à plus tard l’usage des téléphones portables et la connexion WiFi dans les avions. Vous pourriez communiquer avec d’autres terroristes ou dérégler les appareils électroniques de l’avion.

Lors de votre prochain voyage aux États-Unis, prenez vos précautions dans l’avion car on vous interdira désormais de vous lever pour aller faire un petit pipi une heure avant l’atterrissage. Vous pourriez très bien fabriquer votre bombe et l’activer en plein milieu de l’océan Atlantique, mais pas question de le faire à l’approche des côtes américaines.

Mais les États-Unis ne sont pas les seuls à instaurer ce climat de psychose. Profitant de la situation, le ministre de l’Intérieur français Brice Hortefeux n’a-t-il pas demandé que les compagnies aériennes venant de certains pays dits à risque comme le Yémen, la Syrie, le Pakistan, l’Iran, l’Afghanistan, l’Algérie ou le Mali, fournissent une liste de passagers des vols se dirigeant vers la France ou l’Union Européenne. De quoi alimenter un fichier de plus en plus important de supposés suspects qui pourraient nuire aux « intérêts et à la sécurité » de la France.





Article rédigé le 29 Déc, 2009




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