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Oruro



OruroC'est en 1585 que Don Francisco de Medrano fonda la cité de San Miguel de Oruro sur les bases d'un village indigène appelé Ururu, peuplé par les indiens Urus, et dont les habitants s'étaient spécialisés dans la confection de poteries connues depuis le nord de l'Argentine jusqu'au Venezuela.
Quelques années plus tard, en 1606, Don Miguel de Castro y Padilla fonda la "Real Villa de San Felipe de Austria" sur le même emplacement, nommée ainsi pour rendre hommage au Roi d'Espagne Philippe III.

Oruro était au coeur d'une région très riche en minerais et s'est convertie en centre minier très important pour l'exploitation du plomb, de l'étain et de l'argent.
L'exploitation intensive des mines exigeait une grande quantité de bois pour etayer les galeries, ce qui provoqua la disparition des forêts typiques de la région.

Quand le prix des matières premières chuta Oruro en fut affecté et l'activité minière diminua fortement, entrainant une grande partie de la population à trouver du travail dans d'autres régions.

Que voir à Oruro

Pour beaucoup de monde Oruro est associée à son carnaval minier avec les diabladas qui animent les rues de la ville pendant toute la période des festivités. Mais résumer Oruro à cette fête serait une grave erreur car le Carnaval ne dure que quelques jours par an tandis que la ville propose tout au long de l'année des attractions touristiques qui valent la peine d'être connues.

Oruro c'est surtout une ville minière et la plupart des sites touristiques que l'on y découvrira ont un rapport avec le travail de la mine et la protectrice des mineurs, la Virgen del Socavón que l'on verra un peu partout en se promenant dans les rues.
Depuis quelques années, la ville a fait beaucoup d'efforts pour restaurer ses monuments les plus représentatifs et construire de nouveaux monuments pour attirer les touristes.

Et puis Oruro se trouve au coeur de l'altiplano qui offrira à ses visiteurs des paysages somptueux à quelques kilomètres de la ville ou parfois bien plus loin, comme le Salar de Coipasa ou le Parc National Sajama qui méritent vraiment que l'on fasse quelques heures de trajet pour découvrir ces merveilles de la nature.


Principales attractions touristiques de Oruro


Le Carnaval de Oruro

Le Carnaval de Oruro : Ce qui attire le plus les touristes à Oruro, c'est bien sûr son grand Carnaval minier qui se déroule chaque année au mois de février.

Le Carnaval de Oruro est le fruit de plusieurs mythes et légendes. Les Indiens Urus craignaient Huari, le dieu de la cordillère des Andes, appelé également le dieu du mal. Mais Huari fut vaincu par la belle Ñusta, que beaucoup associe à la Virgen del Socavon, la Vierge de la Galerie, protectrice des mineurs.
Par la suite, les mineurs se mirent également à vénérer Huari, assimilé au diable et dont les mineurs ont dressé des représentations dans les galeries. Ils vénèrent cette statue de terre cuite, lui font des offrandes et l'appelent "Tío", Oncle. C'est le diable qui règne dans les mines, protègeant ses "neveux" préférés ou faisant mourir ceux qui lui manquent de respect dans des éboulements.

La Vierge noire du Socavon, ou des Mines, est une oeuvre du XVIème siècle. Ce sont les conquistadors espagnols qui introduisirent le culte de La Vierge de la Candelaria dès la fondation de la cité d'Oruro, célébrée chaque 2 février.
L'image de la Vierge du Socavón fut restaurée en 1992 et se trouve dans le Musée des Coutumes et de la Mine de Oruro.
Le Carnaval de Oruro résulte donc d'un syncrétisme religieux entre les mythes ancestraux des indiens Urus et la religion catholique.

Le samedi on prépare la procession de la Vierge du Socavón. Les porteurs revêtent leurs plus beaux costumes et les chars sont chargés d'offrandes.
Le dimanche, dès l'aube, des groupes jouent la sérénade à la Patronne des mineurs. Puis la procession se dirige jusqu'à la grotte du mont Pie de Gallo où la Vierge est encensée.
Le lundi, c'est le Jour du Diable. Après la cérémonie religieuse donnée dans le Sanctuaire de la Mine, une nouvelle procession se déroule.
Le mardi les habitants de Oruro font leurs offrandes à la Pachamama, la déesse de la terre.
Le mercredi des Cendres, ce sont les croyances des indiens Urus qui sont à l'honneur avec l'image du lézard, du crapaud, de la vipère et de la fourmi qui vont faire fuir les dieux maléfiques. Les danses sont appelées Diabladas. La Diablada est la danse de l'enfer, symbiose entre les rites indigènes et catholiques avec le culte commun de la Vierge et du Diable. Sa Chorégraphie représente la lutte du bien contre le mal et la défaite des sept péchés capitaux.
Le jeudi, appelé Ajtapi, est le jour de clôture du Carnaval. On rend hommage aux musiciens qui ont animé une des plus belles et des plus étranges fêtes au monde en plein coeur de la Bolivie


Phare de Conchupata

Phare de Conchupata : Pour les habitants de Oruro, le Phare de Conchupata est un monument très important car c'est sur cet édifice que fut hissé pour la première fois le drapeau bolivien, le 7 novembre 1851.
Mais que fait donc ce phare au milieu de l'Altiplano, à des centaines de kilomètres de la mer ? Le Phare de Conchupata n'était au début qu'une colline qui servait de vigie pour alerter la population quand des troupes arrivaient pour tenter de s'approprier des terres des Indiens Urus.
En 1851, le président bolivien Manuel Isidoro Belzu décida de changer les couleurs du drapeau national qui fut dressé au sommet d'une pyramide construite spécialement pour cette occasion sur cette colline.
Aujourd'hui le Phare de Conchupata offre une vue panoramique sur la ville depuis le balcon à ballustrades et sur lequel un "phare" a été érigé, illuminant les nuits d'Oruro depuis l'énorme globe de verre situé au sommet et dont la flamme est alimentée par du gaz liquide.


Musée Patiño

Musée Patiño : Dans un édifice néo-classique construit entre 1900 et 1903 par des architectes français pour le compte de Simon Patiño, le "Baron de l'étain", se trouve un musée historique administré par l'Université Technique de Oruro. La luxueuse demeure ne fut habitée par la famille de Simon Patiño que jusqu'en 1912, année au cours de laquelle ils émigrèrent en Allemagne. Expropriée en 1952, elle fut donnée plusieurs décennies plus tard à l'Université Technique de Oruro qui en a fait un musée de la Casa de la Cultura.
A l'intérieur de l'édifice on découvrira de nombreux objets importés d'Europe dont des tableaux, des sculptures, des meubles de style Louis XV, Louis XVI et Louis XVIII, des lustres, des tapisseries ou des instruments de musique. On y verra même trois magnifiques carrosses ayant appartenu à la famille ainsi que les archives personnelles de Simon Patiño d'une grande valeur pour comprendre l'histoire minière de la Bolivie.


Musée National Anthropologique

Musée National Anthropologique : C'est le 1er novembre 1959 que fut créé le Musée National Anthropologique "Eduardo López Rivas", un des plus importants du pays grâce à ses quatre collections regroupant des pièces allant de l'époque précolombiennes à nos jours. Situé à l'angle de la Avenida España et de la Calle Urquidi, le musée est divisé en quatre sections : Archéologie, Ethnomusicologie, Ethnographie et Folklore. Parmi les objets exposés on découvrira ceux de la civilisation Wancarini qui fut la première a occuper les lieux 4 500 ans avant Jésus Christ, mais aussi ceux de la culture Chiripa et d'autres qui s'installèrent à Oruro. On y verra des haches, des pointes de flèche en basalte ou en quartz, des moulins en pierre et de nombreuses sculptures comme celles représentant des têtes de lama, une des premières divinités des Wancarini. Parmi les pièces les plus impressionnantes de ce musée on s'attardera sur les momies retrouvées dans les "chullpares", les anciennes tombes traditionnelles des Aymaras. L'une d'entre elles a été reconstituée avec ses momies placées en position foetale, la tête ayant été vidée de son liquide encéphalique et le corps de ses viscères avant d'être rempli de farine de cañawa, ce qui leur a permis de résister aux siècles.
Le musée présente également une très grande collection de masques et de déguisements utilisés pendant le Carnaval de Oruro, ainsi que de nombreux instruments à vent et percussions utilisés pendant les fêtes.


Musée Minéralogique et Géologique

Musée Minéralogique et Géologique : Ce musée se trouve dans la Mine San José (près de la Faculté de Médecine) dans laquelle on découvrira les vestiges du travail minier à l'époque de la colonisation espagnole et de la période républicaine. La visite de la mine se fait avec des guides, tous anciens mineurs, qui expliqueront aux touristes les conditions de travail à l'intérieur des galeries.
A l'intérieur de cette ancienne mine, les visiteurs découvriront des objets et des équipement miniers qui servirent à l'extraction des minerais jusqu'au début du 20ème siècle, mais aussi une représentation du diable, "El Tío", vénéré secrètement par les mineurs qui considéraient que la mine étaient son domaine : l'enfer.
Au cours de la visite vous pourrez descendre jusqu'au Niveau 200 à l'aide d'une cage servant d'ascenseur, atteignant un secteur de la mine où la température approche les 30°C alors que la ville d'Oruro se titue à 3 735 mètres d'altitude.
Le troisième parcours proposé vos fera descendre au Niveau 380 à l'aide d'une cage et les plus courageux pourront encore descendre encore plus bas en empruntant les escaliers et les cordes prévues pour atteindre les profondeurs de la mine.


Le Sanctuaire de la Vierge du Socavón

Le Sanctuaire de la Vierge du Socavón : Situé au pied du Cerro Pie de Gallo, la montagne autour de laquelle s'est construite la ville d'Oruro, le Sanctuaire de la Vierge du Socavón fut bâti en 1781 sur l'emplacement d'une chapelle datant de la fondation officielle de la ville en 1606. Dédiée à l'origine à Notre-Dame de Copacabana, l'église abrite la représentation de la Vierge de la Chandeleur réalisée par Francisco Tito Yupanqui en 1583.
La Vierge de la Chandeleur ou Vierge du Socavón est vénérée par les mineurs qui, selon leurs croyances, était la seule femme à pouvoir descendre dans les mines, le royaume du Diable.
Le 2 février et le samedi du Carnaval, la Vierge du Socavón fait l'objet d'un culte qui attire des milliers de personnnes venant de toute la région. Tous les ans, le samedi du Carnaval plus de 40 000 personnes viennent s'agenouiller devant son image après avoir parcouru plus de cinq kilomètres en dansant avec beaucoup de ferveur.
A côté du Sanctuaire de la Vierge du Socavón, on pourra visiter le Musée du Socavón qui rassemble des objets relatant le travail des mineurs et le culte qu'ils vouaient à la Vierge.


Le Monument à la Vierge du Socavón

Le Monument à la Vierge du Socavón : C'est sans doute la sculpture religieuse la plus élevée du monde puisqu'elle se trouve à 3 845 mètres au-dessus du niveau de la mer, au sommet du Cerro Santa Bárbara, à l'ouest de la ville. Cette sculpture mesure 45,40 mètres de hauteur en incluant la base haute de 8,60 mètres et qui abrite une chapelle pouvant accueillir 80 personnes. D'un poids de 1 500 tonnes, elle compte deux étages internes et sa couronne mesure 4 mètres de diamètre. Sur la robe de la Vierge on pourra voir 140 étoiles qui servent également de fenêtres par lesquelles les visiteurs peuvent observer la ville de Oruro.
Inaugurée le 1er février 2013, le monument a nécessité le travail de 140 personnes pendant quatre ans et a coûté près d'un million d'euros.


Plaza 10 de Febrero

Plaza 10 de Febrero : L'ancienne Playa Mayor ou Plaza de Armas représente le centre historique de la ville d'Oruro qui fut fondée à cet emplacement en 1606. Elle doit son nom actuel à la rébellion de la ville de Oruro contre les espagnols le 10 février 1781. Suite la Rébellion de Tupac Amaru II qui se déroula entre 1780 et 1782, des milices indigènes et métisses se formèrent un peu partout en Bolivie et le 10 février 1781 elles réussirent à chasser les troupes espagnoles de la ville qui se replièrent à Cochabamba. Oruro resta aux mains des rebelles jusqu'en 1783 et les leaders de la rébellion furent arrêtés et jugés.
Aujourd"hui la Plaza 10 de Febrero est un lieu de promenade et de détente très agréable en plein centre de Oruro, bordée à l'ouest par le Palais du Gouvernement et au sud par la Mairie. Au milieu d'un jardin aménagé à la française ou y découvrira une fontaine entourée de statues de bronze réalisées en France, un kiosque dont la structure métallique vient d'Ecosse, et un monument rendant hommage au président Aniceto Arce. La Plaza 10 de Febrero se trouve à deux pas de la Cathédrale de Oruro et de la Plaza Manuel Castro y Padilla qui rend hommage au fondateur de la ville.


La Cathédrale de Oruro

La Cathédrale de Oruro : Située à l'est de La Plaza 10 de Febrero et en face de la Plaza Manuel Castro y Padilla, la Cathédrale de Oruro se distingue par sa tour qui faisait partie d'une église construite par les jésuites avant même la fondation officielle de la ville en 1606. Après l'expulsion des jésuites, l'église devint la cathédrale de l'évêché d'Oruro.
L'église actuelle date du 19ème siècle et a été bâtie en suivant fidèlement les plans de l'ancien édifice construit en 1781. En 1994, le portail original de style baroque a été transféré au Sanctuaire de la Vierge du Socavón.


Le Casque du Mineur

Le Casque du Mineur : Si le monument n'est pas une oeuvre d'art inoubliable, reconnaissons-le, on peut difficilement se rendre à Oruro sans aller prendre une photo de ce qui représente un hommage aux mineurs de la ville qui ont exploités les immenses gisements d'argent et d'étain qui ont fait la richesse des colons espagnols et de quelques boliviens comme Simon Patiño.
Le Casque du Mineur mesure 6 mètres de diamètre et il est entouré de quatre sculptures représentant une vipère, un crapaud, un lézard et une fourmi envoyés par le dieu Huari qui voulait punir les indiens qui vivaient au bord du lac Uru Uru et qui s'étaient tournés vers un autre dieu : Inti. A l'emplacement de la lampe fronntale du Casque des Mineurs on distinguera l'image de la Vierge du Socavón, la patronne des mineurs.
Ce casque monumental a été réalisé par un artiste de Cochabamba, Fernando Crespo, et se trouve au nord de la ville au croisement de la Avenida Circunavalación et de la Avenida Tomás Barrón.


Aux alentours de Oruro


Complexe touristique de ObrajesComplexe touristique de Obrajes : A 25 kilomètres au nord-est de Oruro, sur la Route Nationale 12 qui mène à Cochabamba, on pourra se détendre et se divertir au Complexe touristique de Obrajes qui possède une grande piscine et plusieurs petits bassins familiaux ou individuels pour profiter des propriétés curatives des eaux thermales. Le complexe dispose d'un hôtel avec toutes les commodités pour ceux qui veulent profiter de ces eaux riches en minéarux comme le souffre, le potassium, le magnesium et le fer.

Obrajes n'est pas le seul endroit où vous pourrez vous détendre dans des bassins d'eaux thermales qui jaillissent naturellement à une température de 34 à 36°C. Il en existe une trentaine à Oruro comme celui de Capachos situé sur la même route mais plus proche de la ville, ou la station thermale de Pazña très appréciée des camioneurs chiliens et argentins qui en profitent pour se délasser avant de reprendre la route.


Le lac Uru Uru

Le lac Uru Uru : A une dizaine de kilomètres au sud de Oruro on découvrira le lac Uru Uru dont les premiers habitants étaient les indiens Urus (ou Uros) qui vivent de la pêche et de la chasse. Personne n'est en mesure d'affirmer d'où proviennnent ces indiens Urus même si certains chercheurs estiment qu'ils pourraient être venus de Polynésie tandis que d'autres pensent qu'ils seraient issus des indiens Arawaks d'Amazonie. Mais une chose est sûre, c'est qu'ils s'installèrent sur les rives des lacs Uru Uru, Poopó et Titicaca.
D'une longueur de 21 kilomètres sur 16 de largeur, le lac Uru Uru est un des sites les plus appréciés des habitants de Oruro qui peuvent y pêcher le pejerrey, faire des balades en barque et observer la faune lacustre depuis le Puente Español qui se trouve sur un des bras du río Desaguadero qui alimente le lac. D'une profondeur maximale de 1,5 mètres, le lac Uru Uru dépend du niveau des eaux du lac Titicaca situé plus au nord.


Le lac Poopó

Le lac Poopó : A moins de 70 kilomètres aud de Oruro on ira voir l'immense étendue du lac Poopó dont la superficie varie selon la pluviométrie et la fonte des neiges. D'une longueur de 84 kilomètres sur 55 de largeur, le lac Poopó n'a qu'une prondeur de 2,4 mètres ce qui laisse à penser qu'il pourrait se transformer en immense salar s'il n'est plus suffisamment alimenté. Il est en effet alimenté en grande partie par le lac Titicaca qui se déverse dans le Poopó à travers du río Desaguadero quand les eaux du premier montent. Le río Desaguadero alimente également le lac Uru Uru plus proche de Oruro, lequel se déverse également dans le Poopó. Une partie des eaux du lac Poopó alimente le Salar de Coipasa en passant par le río Laca Jahuira d'une longueur de 135 kilomètres.
Si l'avenir du lac Poopó est incertain, c'est pour l'instant un véritable sanctuaire pour les oiseaux et en particulier les flamants qui y trouvent facilement leur alimentation en raison de la faible profondeur des eaux. On y verra aussi des oies andines, des canards, des mouettes des Andes, des ibis de la Puna, des nandous de Darwin ou des condors.
Au centre du lac se trouve l'île de Panza d'une longueur de 6,5 kilomètres sur 3,3 de largeur, et sur laquelle vivent des indiens Urus qui vivent de la pêche, de la chasse et de leurs récoltes. Quand les eaux du lac Poopó baissent, l'île devient une péninsule et elle est donc accessible à pied.


Le Parc National Sajama

Le Parc National Sajama : A 250 kilomètres à l'ouest de Oruro, près de la frontière avec le Chili, le Parc National de Sajama est une aire protégée autour du volacan Sajama qui culmine à 6 542 mètres, la montagne la plus élevée de la Bolivie.
Ce parc fera le bonheur des amateurs d'écotourisme qui pourront y observer la faune andine, et plus particulièrement des animaux comme le tatou des Andes (ou quirquincho), un cerf andin appelé taruca, la vigogne à la laine très soyeuse, le puma, le renard andin, la moufette (ou zorrino), le grison, et des oiseaux comme le flamant des Andes (parina grande), le nandou de Darwin (appelé aussi suri) ou l'oiseau charpentier.
De grandes forêts et prairies s'étendent autour du Nevado Sajama et on pourra voir la silhouette des volcans jumeaux de Payachata à la frontière boliviano-chilienne marquant l'entrée du Parc National Lauca au Chili : le volcan Parinacota au sud culminant à 6 110 mètres et le volcan Pomerape au nord, légèrement plus haut puisqu'il atteint les 6 232 mètres.
Lors de vos randonnées dans le Parc National Sajama vous découvrirez la forêt de queñuas la plus élevée du monde, la lagune Huayñakota, les geysers de Juchusuma ou les chullpares de Macaya, des tombes traditionnelles des Indiens Ayamaras.


La Chapelle Sixtine de Curahuara de Carangas

La Chapelle Sixtine de Curahuara de Carangas : Avant d'arriver au Parc Mational Sajama, faites un arrêt à Curahuara de Carangas, un petit village qui possède une des plus vieilles chapelles d'Amérique du Sud et qui est connue sous le nom de "Chapelle Sixtine de Curahuara de Carangas".
La chapelle fut construite en 1608 et abrite Santiago de Curahuara de Carangas, le saint patron du village. A l'intérieur on sera ébloui par les peintures qui ornent la chapelle avec des scènes bibliques comme celles du "Jugement Final". On découvrira des âmes perdues dans les flammes de l'enfer tandis que d'autres prennent le chemin de la résurection. On y verra aussi la représentation de la Cène avec un Jésus aux bras très grands devant une table qui ne manquent pas de victuailles comme un lapin, des grenades, des papayes et des pommes de terre. Sur une autre peinture on reconnaitra les Rois Mages qui ont échangé leurs chameaux pour des lamas.
Déclarée Patrimoine Nationale en 1960, la Chapelle était cependant à l'abandon et ce n'est qu'en 2008, pour célébrer ses 400 ans, qu'elle fut restaurée grâce à l'aide financière de l'Ambassade d'Allemagne et d'autres généreux donateurs.


Salar de Coipasa

Salar de Coipasa : A 230 kilomètres au sud de Oruro on pourra découvrir le deuxième plus grand Salar de la Bolivie après celui de Uyuni, et le cinquième au niveau mondial : le Salar de Coipasa. Cette immense étendue de sel de 70 kilomètres de longueur sur 50 de largeur se trouve d'ailleurs près du fameux Salar de Uyuni que l'on pourra visiter lors de la même excursion. Sachez cependant que si les deux salar sont séparés que de 40 kilomètres, les routes qui les contournent sont interminables.
Comme à Uyuni, les couches de sel du Salar de Coipasa atteignent une profondeur de 100 mètres, ce qui en fait une des plus grandes réserves de lithium de la planète.
Surnommé "El Espejo del Cielo" (Le Miroir du Ciel), son nom vient du mot Aymara Qollpa qui bien évidemment veut dire "sel". On pourra y voir de nombreux cactus sur ses rives et on ne manquera pas de visiter le village de Coipasa située sur la plus grande île du Salar et dont les habitants vivent de l'exploitation du sel.
Au nord du Salar de Coipasa, on apercevra la silhouette du volcan Tata Sabaya considéré comme le dieu protecteur des habitants de la région. Au sommet du volcan de 5 430 mètres d'altitude, les indigènes réalisent des rituels pour remercier ou de mander quelque chose à leur divinité protectrice.


Comment aller à Oruro

Située à 220 kilomètres de La Paz et à 215 kilomètres de Cochabamba, Oruro est accessible depuis ces deux villes. Quelques vols sont également programmés au départ de La Paz et Cochabamba par la compagnie Transporte Aéreo Militar (TAM) qui dessert l'aéroport Juan Mendoza situé à 5 kilomètres à l'est de Oruro.

Les transports en bus en Bolivie se font avec différents types de bus : des bus ordinaires au confort rudimentaire, des bus Semicama plus agréable pour les plus longs trajets, et les bus cama pour voyager dans le plus grand confort.
Un billet de bus entre La Paz et Oruro ne coûte que 30 Bolivianos en Semicama et 60 Bolivianos en Cama, soit seulement 6 € environ (tarif 2013) pour 4 heures de voyage.
Au départ de Cochabamba, pas de service Cama mais le Semicama est proposé à 30 Bolivianos pour 4 heures de trajet également.

Circuler à Oruro

Transport public OruroComme dans la plupart des villes boliviennes, le transport public est assuré par des compagnies de minibus et de micros. Le ticket avait été fixé par la Municipalité à 1,20 et 1,30 pour les minibus et à 1 Boliviano pour les micros, mais fin 2013 les syndicats de chauffeurs demandaient une hausse de 60% du tarif, soit 1,80 et 1,60 Bs.

Le Syndicat des Micros et Minibus (bleu ciel) opère 8 lignes de micros et 7 de minibus, proposant aussi un service reliant les centres thermaux de Capachos et Obrajes.
Les Syndicat des Minibus (vert) opère 22 lignes tandis que la Coopérative de Transport Oruro couvrent 16 lignes avec des minibus rouges.

L'autre manière de circuler à Oruro c'est de prendre le taxi. Les courses en taxis sont également règlementées par la municipalité qui impose un tarif fixe de 4 Bolivianos pour les Taxis et 5 Bolivianos pour les Radio Taxis dans un secteur ayant un rayon de 2,5 kilomètres. De nuit (de 22h00 à 06h00) le prix augmente d'un Boliviano. Hors de ce périmètre, le coût du taxi passe à 6 Bolivianos jusqu'à la Avenida Circunvalación qui entoure la ville. Pour les secteurs les plus éloignés de la ville le tarif passe à 8 Bolivianos.


Sortir de Oruro


Train à Oruro

La plupart des voyageurs qui se rendent à Oruro se dirigent ensuite vers les villes de Potosí, Uyuni, Sucre, Tarija ou Villazón située à la frontière avec l'Argentine.

Le Terminal de bus "Hernando Siles" de Oruro se trouve à l'angle de la Avenida Backovic et de la Avenida Villarroel (+591 2 5279535).


Tarifs du bus au départ de Oruro (décembre 2013)

Potosí : 31, 45 et 65 Bolivianos
Sucre : 50, 60 et 95 Bolivianos
Tarija : 88 Bolivianos (service ordinaire)
Uyuni : 43, 74 et 111 Bolivianos
Villazón : 86 Bolivianos (service ordinaire)

On peut également prendre le train pour se rendre à Uyuni, Tupiza et Villazón. La Gare ferroviaire se trouve le long de la Avenida V. Galvarro, à l'angle de la Avenida Aldana (+591 2 5274605). Deux services de train sont proposés : l'Expresso del Sur qui circule les mardi et vendredi (retour le jour suivant) et le Wara Wara del Sur les mercredi et dimanche (retour le jour suivant également). L'Expresso del Sur propose un service "Ejecutivo" et un service Salón", tandis que le Wara Wara del Sur offre un troisième service plus économique appelé "Popular". Sachez qu'il y a une très grande différence de confort entre la classe "populaire" et les deux autres classes qui sont mieux adaptées aux longs trajets.
La durée du voyage pour Uyuni est de 6h50, 12h30 pour Tupiza et 15h35 pour Villazón.

Tarifs du train au départ de Oruro (décembre 2013)

Ville Exp E Exp S W-W E W-W S W-W P

Uyuni 120 60 102 47 31

Tupiza 239 107 181 80 54

Villazón 279 126 220 100 65

Légende : Exp E = Expreso Ejecutivo, Exp S = Expreso Salón, W-W E = Wara Wara Ehecutivo, W-W S : Wara Wara Salón, W-W P : Wara Wara Popular. Tarifs en Bolivianos en décembre 2013.

Hôtels à Oruro

Hotel SucreL'offre d'hôtels à travers les centrales de réservation est très faible, ce qui complique les choses pour ceux qui veulent s'assurer d'avoir un hébergement qui correspond à leurs attentes et à leur budget.

Pourtant la ville dispose d'une offre d'hébergement assez importante et dans toutes les catégories. Vous trouverez ci-dessous la liste de tous les hôtels classés de Oruro et présentés en deux catégories : Supérieure et économique. Pour chacun de ces hôtels nous vous indiquons l'adresse et le numéro de téléphone, sachant que pour appeler depuis l'étranger vous devrez composer le 00 591 2 avant le numéro indiqué.

A cette liste d'hôtels s'ajoutent de nombreux hébergements bon marché proposés par les habitants eux-mêmes, offrant des pièces ou des appartements aux touristes qui souhaitent dépenser le minimum. Sachez cependant que même les hôtels de catégorie supérieure sont très bon marché puisque le prix d'une chambre à L'Hôtel Sucre n'est que de 37 € et de 40 € à l'hôtel Virgen del Socavón, petit déjeuner compris.


Liste d'hôtels de catégorie supérieure
  • Hotel Eden ***** : Bolivar 777 esquina Presidente Montes - tel : 5210671
  • Shopping Hotel Briggs **** : Washintong, Ayacucho y Cbba. - tel : 5250608
  • Hotel Villa Real San Felipe **** : San Felipe Nº 678, S. Galvarro - tel : 5254993
  • Hotel Internacional Park *** : Bacovik, Aroma A (terminal) - tel : 5276227
  • Hotel Sucre *** : Sucre Nº 510 - tel : 5276800
  • Hotel Monarca *** : 6 de Agosto Nº 1145 esq. Ejercito - tel : 5254300
  • S.M. Palace Hotel *** : A. Mier Nº 392, Potosí - tel : 5272121
  • Hotel Sumaj Wasi *** : Av. Brasil Nº 232 Esq. Aroma B - tel : 5276737
  • Flores Plaza Hotel *** : A. Mier, Pdte. Monte, La Plata - tel : 5252561
  • Gran Hotel Galaxia *** : Pagador Nº 1582, Bolivar - tel : 5257094
  • Hotel Virgen del Socavón *** : Junín, Petot y Linares Nº 1179 - tel : 5282184
  • Hotel Repostero ** : Sucre Nº 369, Pagador y Potosí - tel : 5258001
  • Hotel Bolivia ** : Rodríguez Nº 131 y 6 de agosto - tel : 5241047
  • Hotel Lucero ** : 21 de abril, Brasil y Tejerina - tel : 5285884
  • Hotel Bernal ** : Av. Brasil Nº 701, esq. Aroma B - tel : 5279468
  • Hotel Kiswara ** : 21 de enero Nº 291 Bacovik - tel : 5281435
  • Hotel Houston Oruro ** : 6 de Octubre Nº 6141 Bolívar - tel : 5280900
  • Hotel Marquis Imperial * : Sucre Nº 6199, Pagador - tel : 5274542
  • Hotel Villafuerte* 6 de agosto, Rodríguez, León - tel : 5232097
  • Hotel Lipton * : 6 de agosto Nº 625 Rodríguez - tel : 5276583
  • Hotel Gutiérrez * : Bacovik Nº 580 y Rodríguez - tel : 5276515
Liste d'hôtels économiques
  • Res. Vergara ** : Pagador Nº 5527, Montesinos - tel : 5275259
  • Res. Gran Boston ** : Pagador Nº 1159, Cbba y Caro - tel : 5274708
  • Res. Turista ** : 6 de Agosto Nº 416 Villarroel - tel : 5241888
  • Res. San Salvador ** : V. Galvarro Nº 6325 y Murguía - tel : 5276771
  • Res. Capitol ** : V. Galvarro Nº 5491 y Montesinos - tel : 5276920
  • Res. 21 de Abril ** : Montesinos Nº 198, V. Galvarro - tel : 5272666
  • Hostal Hidalgo ** : 6 de Octubre Nº 1616, Bolivar - tel : 5259667
  • Res. Santa Bárbara ** : Bacovik Nº 610 León, Rodríguez - tel : 5257676
  • Res. Lero J.S. ** : Arica Nº 1221, Av. Ejercito - tel : 5210383
  • Res. La Casa del Príncipe Alexander ** : La Plata, Demetrio Canelas y Murguía - tel : 5258446
  • Res. Terminal ** : 21 de Enero, Bacovik esq. Brasil - tel : 5273431
  • Hostal Gran Florida *** : 6 de Agosto y Ayacucho - tel : 5285353
  • Res. Verano ** : Bacovik, Rodríguez y 21 de enero - tel : 5276742
  • Res. Ideal * : Bolívar Nº 386 Potosí y Pagador - tel : 5270304
  • Res. Gloria * : Potosí Nº 6159, Bolivar - tel : 5276250
  • Res. San Miguel * : Sucre Nº 331 entre Pagador y Potosí - tel : 5272132
  • Res. Serrano S.R. L. * : Bacovik Nº 01, 21 de Enero - tel : 5270144
  • Res. Bonaventure * : Aroma Nº 16, Bacovik, Brasil - tel : 5279412
  • Res. Raimar * : 6 de agosto Nº 762, Leon y 1ro. Nov. - tel : 5255073
  • Res. Real * : Sucre Nº 401, Potosí - tel : 5254722
  • Res. San Francisco de Asis * : Aroma, 6 de Agosto Nº 521 - tel : 5274095
  • Hostal Claymor * : Aroma, entre La Paz y 6 de Octubre - tel : 5283453
  • Res. Shadai * : Av. Villarroel, Tejerina - tel : 5244036
  • Res. San Bartolome * : Av. Ejercito Nº 908, Antofagasta - tel : 5286754
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